Eh bien moi, je suis bien content de mon vote :-)
Je me préfère vert en ce premier lundi jour d'après, que gris, ou noir. Je me préfère en espoir qu'en déception.
Je ne me sens pas en gueule de bois, peut-être parce que j'ai apprécié que les électeurs soient finalement plus mobilisé que prévu. Peut-être aussi parce que de front en front, on baisse l'échine.
Un mien collègue, hollandiste forcené, se moquait de moi et de mon vote "minoritaire" et je lui ai dit préférer une minorité comme celle-ci qu'adhérer à des majorités comme celle-là.
Je suis de plus en plus convaincu que la solution par le haut est cette remise en cause profonde que nous demande Dame Nature, avec tout ce que cela peut, doit, va entraîner comme bouleversements dans nos quotidiens. Après tout, disais-je à mes gamins, nos anciens se sont adaptés à tout ;-)
Je suis depuis hier convaincu également que malheureusement, pour l'instant, la priorité des gens n'est pas là.
Trop de détritus devant les portes. Trop d'autres choses à pulser avant.
C'est dommage mais c'est ainsi. Je comprends, quelque part.
Bien sûr, le nouveau chiffon rouge qui va nous être agité devant les yeux pendant quinze jours me préoccupe, mais finalement, faut-il s'en étonner ? Et que lui dire, que penser ? Si ce n'est remettre l'ouvrage sur le métier. Diffuser et diffuser encore ce qui nous semble bon.
Dimanche, le matin, en journée, je me demandais quelle serait la surprise de ce scrutin. Il y a toujours une surprise.
Je penchais trop à gauche dans mon analyse.
J'avais capté les désirs d'extrême, mais pas pensé que ce fut cet extrême-là qui serait si tonitruant. Je le croyais non éteint, non endormi, mais mieux réparti, disons.
Je croyais que des Mélenchon et des Poutou feraient finalement autant ou plus que prévu.
Mais l'isoloir à ses secrets, y compris dans ma bonne ville, qui met Hollande devant mais d'un cheveu puisque talonné de près par le bleu et le bleu marine.
Tout cela me donne du coeur à l'ouvrage. C'est déjà ça.