jeudi 19 mai 2011

Elles

Elles s'appellent Anne et Camille. Elles étaient assises là, silencieuses. Attendre et écouter. Apparaître calmes et déterminées. Oui, elles sont présentes. Elles lui apportent toutes les garanties et le soutien possible.

Mais au fond... Que ressentent-elles ? Que peut-on ressentir en un tel instant face à un époux ou un père accusait d'avoir commis un viol ? Que peut ressentir une épouse, un fille en pareil situation ?

Quand ils vont se retrouver sans barreau entre eux, sans journaliste, que vont-ils pouvoir se dire ? Vont-ils pouvoir se regarder dans les yeux ? Quid de la confiance ? Quid de l'amour ? Et lui -s'il a commis ce crime- peut-il se regarder ?

6 commentaires:

  1. J'aime (beaucoup) ce questionnement !!!
    Oui...

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  2. Pendant qu'on "bla bla te ...", il s'en déroulent d'autres :
    http://www.pauljorion.com/blog/?p=24600
    avec de nombreux commentaires dont :
    http://www.pauljorion.com/blog/?p=24600
    si le lien ci dessus ne conduit pas au commentaire que je vous propose, allez directement au n° 30...
    Il y a de quoi lire ...

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  3. Et si c'est DSK qui vous "titille"
    allez donc voir ici:

    http://www.pauljorion.com/blog/?p=24498

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  4. Il entra dans l'appartement accompagné de son cerbère et ce qu'elles pressentaient se révéla exact. Elles furent mues par deux injonctions. Il régnait un chaud étouffant et un froid glacial. Elles aimaient tellement cet homme qu'elles ne pouvaient plus totalement aimer qu'elles hésitèrent. Le temps fut suspendu. Quelques secondes d'éternel. Il s'arrêta, elles s'arrêtèrent, ils se regardèrent, tous, à tour de rôle.
    Camille finit par se jeter dans ses bras pendant qu'il les ouvrait grand les larmes aux yeux.
    Anne finit par les rejoindre, laissant passer quelques minutes, pour que la fille et le père se réchauffent chacun refroidit par l'autre.
    Ils se dirent tout, à cet instant.
    Nous sommes là, tu es là, nous t'aideront, tu ne nous aides pas.
    La présomption d'innocence est lourde à porter, comme une paix qui se construit, malgré les murs que l'on construit.

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  5. On dit que c'es dans l'épreuve qu'on mesure l'amour, celle-ci est de taille! Je ne sais pas ce que peut ressentir une femme qui aime son mari et une fille qui aime son père face à une situation comme celle-ci, je n'aimerais pas avoir à le savoir. Les seules qui puissent en parler sont celles qui le vivent ou l'ont vécu, il est des situations inimaginables et des ressentis inaventables sans être parmi les protagonistes!
    Je crois que c'est plus que difficile et plus quhasardeux de s'engager dans cette voie, et "si c'était à moi que ça arrivait?".
    Néanmoins, l'amour est un puissant moteur, l'intellignece de l'amour aussi, capable d'endiguer de l'impossible ou de l'impensable!

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  6. Précisément, je n'entre pas dans "et si c'était moi".
    Je ne cherche pas de réponse, je laisse ces questions en suspens comme elles me sont venues à l'esprit.

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