vendredi 3 décembre 2010

Écouter la mer

lido.1291304436.jpg

Écouter la mer : c’est bien le but que se sont fixés les membres d’Esonet, le réseau européen d’observatoires marins (European Seas Observatory NETwork).
C’est vers cette mission aussi que tend la plateforme LIDO (Listening to the Deep Ocean) créée par ce même réseau. En partageant les informations des différents postes observatoires, la plateforme LIDO a vocation à rendre audible, en direct et en permanence, ce qui se passe dans les différentes mers du monde.
Qu’est-ce qui fait du bruit sous l’eau ? Les baleines, les dauphins, les bateaux-cargos ou de pêche, l’activité de la planète elle-même. Indécelables à l’oreille humaine, ces sons sont traqués à l’aide de télescopes-radio, similaires à ceux qui écoutent les étoiles.

Chacune et chacun peut déjà se rendre sur le site pour écouter ce qui se passe sous l’eau et traquer les dauphins. Choisissez votre station (toutes ne sont pas toujours disponibles), puis écoutez ce qu’elle entend. Un menu déroulant à droite vous permet d’identifier l’origine des sons perçus. Parfois, l’humain fait beaucoup de bruit. Parfois, (oui oui on en a entendu !) des baleines passent… En croisant toutes leurs données, les scientifiques espèrent bien sûr affiner leurs recherches, dans le but ultime de connaître mieux l’environnement afin d’en prévoir les événements massifs tels que les tsunamis. En attendant, c’est un peu comme si les fonds sous-marins étaient disponibles en peer-to-peer. Merci au blog de Dominique Desaunay qui nous a appris cette bonne nouvelle.

jeudi 2 décembre 2010

Concert ce soir


Bryan Ferry en juillet dernier, au Montreux Jazz Festival.
© Denis Balibouse / Reuters
Ce soir…
Bryan Ferry en concert privé sur France Inter

"Le leader charismatique de Roxy Music a choisi France Inter pour son grand retour sur une scène française avec un concert privé et unique.
Le dandy britannique du rock anglais, revient avec un nouvel album "Olympia", fidèle à son univers musical et acclamé par la critique.
Un concert intime et chaleureux qui s’inscrit dans la tradition des grands concerts de France Inter!"
Extrait du site radiofrance.fr


mardi 30 novembre 2010

La Samaritaine dans la tête

Parfois, dans la tête c'est la Samaritaine. On y trouve de tout. Et c'est même jour d'affluence. Produits, clients, vendeurs, tout se bouscule mais ne se mélange pas pour autant. Les idées restent autonomes et structurées, cohérentes et à l'affût, obsédantes et concentrées. Alors, dès qu'on veut les partager, elles deviennent facilement catalogue, quand ce n'est pas, plus simplement, index.
Partager une liste plutôt qu'une démonstration est assez peu ambitieux. On se dit que l'Autre mérite mieux. Puis, on s'arrange avec l'idée que cela activera sa machine à réfléchir et que ce sera toujours mieux que de lui servir du pré-digéré. On s'en remet une couche sur les scrupules en se convainquant que si certains peuvent lire des recettes de cuisine ou des programmes télé, ils peuvent bien survoler une série d'idées même non abouties.
Produits du jour :
  • Pourquoi faut-il faire du spectacle avec la misère ? Moi ça me donne envie de gueuler que je suis pour la faim dans le monde, pour les violences conjugales, pour que les gens meurent de faim et de froid en hiver et pour les maladies qui ne guérissent pas. Les bons sentiments étalés, ça donne envie de gerber.
  • Quand cessera la dictature du concret ? On ne peut plus rien dire d'abstrait, de théorique ou spirituel sans qu'on vous renvoie à l'efficacité, au palpable, à la réalisation. Même pour la foi, il faut des lieux de culte, et pour l'Amour des cœurs en plastique, et pour la générosité des chèques en euros, et pour la poésie des éditeurs. Alors qu'une idée, un sentiment, une réflexion, ça tient tout seul, ça prend pas de place et c'est le meilleur compagnon de voyage dans la vie.
  • Il y a des moments où l'excès d'indulgence fricote avec la lâcheté. Et ce n'est pas si rare.
  • Même ceux qui se plaignent du travail le mettent au centre de leur vie. D'ailleurs les politiques n'ont que le mot "salarié" à la bouche. Décliné parfois en Travailleur, Ouvrier, Employé... c'est toujours la catégorie qu'on flatte. Et pourtant chacun sait que les jours des salariés sont comptés. Que vienne vite la fin du salariat et du travail. Qu'on soit enfin en activité et en liberté toute sa vie.

lundi 29 novembre 2010

Dépendance : génération Annie Cordy

Fichtre, on peut pas tomber de haut. C'est bien bas de plafond, tout ça.
Au débotté, je lis : "Comme preuve de la sensibilité sociale du gouvernement, la ministre de l'apprentissage évoque la mise en place du RSA, qui touche 1,8 millions de Français et coûte 8 milliards d'euros". A d'autres moments, j'ai lu des trucs sur la dépendance. Non dépendance à une quelconque addiction, mais au fait que nos pays comptent de plus en plus de personnes âgées dépendantes.
Ce qui me paraît bien : c'est que l'on parle de tout cela.
Ce qui me chagrine (pour ne pas dire que ça m'agace profond) : que le moindre sujet social (sociétal) est aussi sec agrémenté de son coût.
Ca devient systèmatique, cette affaire.
Tel dossier, faudrait ceci, faudrait cela, et boum, voilà ce que ça coûte.
Et que je te balance du milliard à la tronche.
Et que ce faisant, je fais ramper un discours qui tend à tout réduire à une question de thunes. J'écris bien réduire.
Et que ce disant, je me défausse une fois encore. Je voudrais bien mais je peux point, disent-ils. Inversant le problème. Génération Annie Cordy. C'est peut-être pas faux, finalement : nos "dirigeants" sont pas à la hauteur.
Car s'agit pas de poser des problèmes qui se sont déjà posés et qui se posent et qui se posent encore. S'agit de trouver des solutions. Un état d'esprit que je ne ressens pas. Pourtant, le badaud file mandat à quelques uns pour cela.
Méthode gouvernementale : je te pose la question que tu me poses et je te montre que tu n'y réponds pas.
On va aller loin, comme ça.
Au fait, oui, la dépendance, la pauvreté, ce sont des problèmes. Ce sont des gens. Et ces gens, ce n'est pas parce qu'ils se tordent le cou qu'on doit leur tordre le coût.

Solitude

Selon une étude de la fondation de France, nous dit cet article, 4 millions de personnes en France sont victimes de solitude. Ce sont des personnes, est-il indiqué, qui n'ont ni relations familiales, ni relations professionnelles, ni relations amicales ou amoureuses, ni relations de voisinage. Il est même ajouté que près d'un Français sur dix avoue se sentir soit exclu, soit abandonné, soit inutile.
Ca fait beaucoup !
Deux textes chantés. Ici. Et là.
L'étude de la Fondation de France est visible en cliquant ici.


dimanche 28 novembre 2010

Presse locale

En lisant cet article consacré à la presse quotidienne régionale, et en songeant à l'actu médiatico-financière qui a agité ma région sur le sujet ces derniers jours (lire ici), je me suis offert un billet retour.
Direction mes années presse.
Confrontation entre un temps révolu toujours présent dans mon esprit, on a la mémoire du berceau ou on ne l'a pas, et un temps aux airs préhistoriques quand j'observe ce que c'est devenu, tout cela.
Je me faisais la réflexion que c'est devenu une drôle de chose, l'information locale. Qu'il est devenu assez insaisissable, le "lecteur". Un peu comme l'électeur pour le politique, l'adhérent pour le syndicat, etc.
Où sont donc passés les gens ?
Vaste sujet !
Mais revenons à l'information locale. Je continue à penser qu'elle est importante. Je suis moins sûr, et c'est dommage, qu'elle soit toujours indispensable.
Dans la forme, elle a changé. Elle est à la fois là et pas là. Elle est comme trop de choses devenue un marché et en même temps, quelque chose d'assez insaisissable.
Internet n'y est pas étranger. Pas que. Les modes et les rythmes de vie ont aussi pas mal chamboulé les choses. La notion de proximité aujourd'hui n'a plus grand chose à voir. Combien de gens habitent ici et travaillent là ? Combien de gens n'ont plus les moyens de s'acheter un média local (ou de s'abonner à un site internet payant) qui leur filerait les infos du coin. Bref, quelles infos ? Quel coin ?

samedi 27 novembre 2010

C'est de la pure et simple biologie

- Il est dans notre nature de survivre. La foi est une réponse instinctive à des aspects de l'existence que nous ne pouvons expliquer autrement, que ce soit le vide moral que nous percevons dans l'univers, la certitude de la mort, le mystère des origines, le sens de notre propre vie ou son absence de sens. Ce sont des aspects élémentaires et d'une extraordinaire simplicité, mais nos propres limitations nous empêchent de donner des réponses sans équivoque à ces questions et, pour cette raison, nous générons pour nous défendre une réponse émotionnelle. C'est de la pure et simple biologie.
- Selon vous, alors, toutes les croyances ou tous les idéaux ne seraient rien de plus qu'une fiction.
- Toute interprétation ou observation de la réalité l'est par nécessité. En l'occurrence, le problème réside dans le fait que l'homme est un animal moral abandonné dans un monde amoral, condamné à une existence finie et sans autre signification que de perpétuer le cycle naturel de l'espèce. Il est impossible de survivre dans un état prolongé de réalité, au moins pour un être humain. Nous passons une bonne part de notre vie à rêver, surtout quand nous sommes éveillés. Je vous l'ai dit : simple biologie.
Carlos Ruiz Zafòn, Le Jeu de l'ange, pages 209 & 210.

Petit traité de vie intérieure - Frédéric Lenoir

Très agréable lecture qui conforte. Rien de nouveau sous le soleil. On n'apprend pas grand chose et on n'est choqué par rien.
C'est, disons, rafraichissant de lire des choses comme on les aurait écrites (et sans faire l'effort ;-). Bref, c'est apaisant et entrainant.
Pour être tout à fait honnête, j'y ai relevé quelques lieux communs et des évidences qui peuvent apparaitre comme des banalités et quelques "moi..." parfois pesants, mais là l'auteur nous prévient dès le début alors on pardonne ;-)
J'avais déjà lu "Socrate, Jésus, Bouddha" du même auteur et j'en parlais ici. 
Mes extraits soulignés :

vendredi 26 novembre 2010

L'Audrey à la plume

Un extrait de la tribune signée Audrey Pulvar, journaliste, dans le Libération du jour.

Par toi-même. Par toi et personne d’autre, ma fille. Te réaliser. Réussir ta vie par tes combats et peut-être quelques victoires. Ne compter sur personne pour la faire à ta place. Viatique. Héritage d’une grand-mère maternelle partie de rien, sans personne, au tout début d’un XXe siècle plein de fureurs et de cris. Une négrillonne, le terme de l’époque, sans instruction, ni argent, ni aucune de ces ressources si précieuses pour construire une vie, mais dotée d’une détermination consciente cependant qu’à l’ampleur insoupçonnée à s’arracher, s’extirper du malheur tout tracé. Une énergie qui lui permit de modeler à elle seule façon de dynastie sans possessions ni membres illustres mais dont chacun, et surtout chacune, va - dépositaire d’une puissance inaliénable, transmise de génération en génération. Tranquille assurance de la nécessité de s’approprier sa vie, le seul bien qui nous restera jamais. C’est ce legs qui a déterminé chacun de mes choix personnels et professionnels, chaque rupture, aussi, et fonde ce que je crois pouvoir aujourd’hui appeler un parcours. Chemin heurté mais toujours droit. Nids-de-poule, ronces, oasis, menaces et tempêtes : l’indépendance coûte cher. Il n’est pourtant de prix que je ne consente un jour à payer pour elle.
Féministe assumée, revendiquée et prosélyte. Dans la société matriarcale d’où je viens, la question ne se pose même pas. Ce qui m’arrive aujourd’hui ne pouvait donc que faire bondir l’animale sauvage que je demeurerai jusqu’à mon dernier souffle. (...)
Non, je ne vis pas dans une bulle, indifférente à la critique ou au questionnement. Oui, je sais que ma vie de personne publique suppose une rectitude privée permanente. Oui, concrètement, aimer un responsable politique n’est pas la configuration la plus simple à gérer pour une journaliste politique. J’ai cru pouvoir être jugée sur pièces… A tort.
Propriétaire de ma vie, de mes pensées et choix. Ainsi me suis-je construite. Avec l’aide d’autres, mais sans avoir rien volé de tout ce que j’ai conquis. Considérée à mon corps défendant comme une manière d’étendard pour tous et toutes les nous autres que je rencontre parfois. Exclus de toutes couleurs et-ou origines sociales. C’est à eux que je m’adresse aujourd’hui. Nous autres, non destinés à la vie que nous avons choisie. Marqués du sceau de déterminismes ineptes, mais porteurs de cet inaliénable désir d’échapper à la dépossession de soi. Humains, debout. Intacts.

Militer, what else ?

En lisant un article sur le nouvel art de militer, je me disais qu'esthétiquement, ces nouvelles formes de militance ont certes de l'allure voir un certain cachet mais je m'interroge sur leur efficacité.
Je pensais bien sûr au combat des retraites.
On pourrait se dire que les "anciennes formules de militance" (grève, manifestation, débats) ont montré leurs limites.On pourrait aussi se dire que la militance n'est pas grand chose si "en face", il n'y a aucune velléité d'échanger.
Je pensais à d'autres combats.
Certes, on s'éveille l'esprit, on accède à de meilleures connaissances. De fait, "l'espace médiatique" bouge. Mais pour quelle efficacité ?

jeudi 25 novembre 2010

Le cygne blanc

Contre l'intolérable

A l'occasion de la journée internationale de la lutte contre les violences faites aux femmes, le mouvement Ni Putes Ni Soumises organise le 25 novembre l'événement TOUTES EN JUPE! Isabelle Adjani, marraine de cette action, confiera, comme beaucoup d'autres personnalités féminines, une de ses jupes pour une vente aux enchères dont les gains seront reversés au projet "appartements-relais" mené par l'association Aurore.Ce même jour, en soutien à la lutte contre les violences faites aux femmes, la présidente de Ni Putes Ni Soumises appellera toutes les femmes françaises à porter une jupe. Et puis, celles qui le souhaiteront se verront remettre une alarme individuelle sur simple demande auprès du réseau national des comités du mouvement.Afin de relayer cette journée de solidarité, l'hebdomadaire ELLE publiera une interview donnée par Isabelle Adjani au sujet de son engagement.Plus d'informations sur la vente aux enchères :Le 25 novembre 2010 à 19 heuresMezzanine du palais de Tokyo, ParisParmi les personnalités participantes : Isabelle Alonso, Fanny Ardant, Yamina Benguigui, Carole Bouquet, Valeria Bruni Tedeschi, Daphné Burki, Claire Chazal, Annie Duperey, Charlotte Gainsbourg, Agnès Jaoui, Françoise Laborde, Sophie Marceau, Amélie Nothomb, Vanessa Paradis, Audrey Pulvard, Zazie... bientôt rejointes par beaucoup d'autres.
Source :
http://blogisabelleadjani.blogspot.com/2010/10/toutes-en-jupe.html

mercredi 24 novembre 2010

Une liste

Je lisais cela chez Helena :
On se lève le matin fait d'une certaine matière, et le soir soir on se couche tard, parfois même très tard fait d'une autre mouture.C'est ça pour moi, qu'être humain, s'ouvrir à ce qui se présente, s'ouvrir à l'autre, s'ouvir sans se défaire, bien au contraire, bien plus riche !
Et je me disais : c'est vrai, ça. Nous avons tous nos matins, nos journées, nos soirs.
Qu'est-ce qu'on met dedans ? Qu'est-ce qui est pareil, qu'est-ce qui est différent, sur le fond ? Qu'est-ce qui nous relie, finalement ? Et nous différencie ?
Il y avait alors quelque chose d'assez fascinant à essayer d'imaginer tous ces inconnus que nous sommes les uns aux autres, même lorsqu'on se connaît un peu, même lorsque l'on peut mettre des lieux et des visages. Imaginer nos matins. Nos soirs. Nos journées.
Qui fait quoi ? Quoi est fait par qui ?
Qui est pimpant d'emblée puis s'étiole, qui est gueule dans le cul au réveil, pâteux et compagnie puis se requinque au fil du jour ?
Qui plutôt du matin, plutôt du soir ?
Et avec l'étrange liste.
Thé ? Café ? Sucre ? Lait ? Céréales ? Confiture ? Miel ? Jus de fruit ? Boulot ? Repos ? Gens ? Voiture ? Scooter ? Pieds ? Bureau ? Magasin ? Lycée, Fac ? Car ? Train ? Silence ? Bruit ? Téléphone ? Ordinateur ? Livres ? Magazines, journaux ? Internet ? Musique ? Radio ? Télévision ? Film ? Documentaire ? Salade ? Viande ? Dessert ? Sucré ? Salé ? Joie ? Rires ? Grimaces ? Jambes de feu ? De coton ? Stylo ? Papier ? Ville ? Campagne ? Mer ? Montagne ? Plaine ? Rivière ? Ruisseau ? Bord de mer ? Eglise ? Cinéma ? Théâtre ? Policier ? Roman ? Poésie ? Bande dessinée ? Qui joue au loto ? Va sur les sites de rencontres ? Qui souffre en silence ? Qui ne souffre pas ? Et vos vingt ans ? Vos douze ans ? Sport ? Pas du tout ? Quel défi ? Quel rêve ? Quel mensonge ? Quelle promesse ? Larmes ? Rires ? Baluchon ?
Etc.

dimanche 21 novembre 2010

Mettre de la poésie dans sa vie



Par ses sonorités, ses rythmes, ses images, la poésie exprime l'état le plus achevé de la "maison de l'être", on se construit et on se reconstruit aussi par la poésie. Les mots bien choisis guérissent les maux. Poète, chacun l'est en puissance. J'aime faire cette expérience chaque jour de choisir un poème et de le réciter à voix haute, je me laisse porter et aussitôt mon imaginaire compose des paysages particuliers... un peu comme une pratique spirituelle!

" Si votre quotidien vous paraît pauvre, ne l'accusez pas. Accusez-vous vous même de ne pas être assez poète pour appeler à vous ses richesses."
- Rainer Maria Rilke -

Le monde parle a celui qui fait halte pour l'écouter, tous sens déployés. Il est plus que possible et vital de s'offrir des occasions de vivre en poète au quotidien: faire l'expérience de la solitude, rêver, traîner au lieu d'agir et de produire...Rentrer en soi, observer son environnement comme si on le découvrait, faire silence, laisser émerger les images et les suivre et se laisser porter par son propre rythme pour s'exprimer. La poésie s'adresse au cour de l'être, à sa singularité, elle peut nous révéler et nous libérer, elle est revitalisante, elle pousse à redevenir pleinement acteur de sa vie. Du moins est-ce ainsi que je la vis!

Là à écrire ici, je me sens l'âme vagabonde et bleue, cette journée sera comme la vague apaisante dont mon coeur est empli, je vous invite au voyage les amis...

samedi 20 novembre 2010

Pensées du petit matin

. La France est malade, elle accouche d'élites comme Hervé Morin et Benoit Hamon.
. Un joueur de foot de Monaco se prénomme Dieumerci. Magnifiquement poètique ! Il rejoint les Fêtnat restés dans ma mémoire.
. La vie est belle, elle permet de passer les doigts sur la couverture rugueuse d'un bouquin de chez Plon et de se sentir des ailes.
. Quel bonheur de s'arrêter un instant et de reprendre conscience de l'extraordinaire miracle qu'est Internet !
. Si les primaires socialistes voient le jour, je crois bien que j'irai y mettre mon grain de sel.
. Pourquoi dit-on d'un ministre qu'il a été viré ? C'est faux. Il n'a pas été repris dans une nouvelle équipe, c'est très différent. En tous cas, ils ne se gênent pas pour cracher dans la soupe les non-repris ; c'est un concours aux nombreux participants (Assez ridicules tous ces articles et reportages sur les anciens ministres "chômeurs". Le même ton que pour l'ouvrière avec quatre gosses virée de son atelier du jour au lendemain)
. J'ai encore ramassé une pile de 25 cms de journaux publicitaires tous frais pour la porter au container. Mais comment faut-il faire pour que ça change ?
. Énigme : Pourquoi rencontre-t-on plus de pauvres que de riches dans les lieux de consommation. Ce sont pourtant les seconds qui ont le pognon.
. Une administration m'a répondu à une lettre que je n'avais pas envoyée. Renseignements pris, c'était plus facile de faire partir cette lettre-type que d'en faire une autre. Au moins, j'ai eu l'info au téléphone en 30 secondes avec une personne vivante à l'autre bout et efficace en plus.
. Je repasse la main sur la couverture rugueuse du bouquin de chez Plon et...

vendredi 19 novembre 2010

Statiques

Ils montrent souvent leur inquiétude, leur angoisse, et parfois les disent.
Les vieux.
"On vous admire, vous, les parents d'aujourd'hui" ils disent par exemple. Une phrase parmi d'autres. Il en existe des centaines. Dans pleins de domaines.
"C'est beaucoup plus dur que de notre temps. Et pour vos enfants, c'est carrément flippant" ils complètent.
Ils dressent des listes. De tout ce qui ne va pas.
Elles s'ajoutent. A tout ce qui ne va plus.
C'est long et sinueux comme une route de montagne. Sac et ressac comme les vagues qui s'échouent sur la plage. Ne savent plus par quel bout prendre les choses. Avec angle regarder. Statiques.
Les vieux continuent de croire ce que disent les médias. Ils pensent que c'est ainsi, le monde. Que c'est ce qu'ils lisent, ce qu'ils entendent, ce qu'ils voient. Puisque les médias le disent. Ils n'ont pas forcément la bosse du commerce. Ils n'ont pas (encore) (pas toujours) le réflexe du marché qui dicte ses choix. Ni celui du sensationnel qui impose ses lois. Ils manquent de recul à force de retraits.
Ils s'essaient sur des claviers d'ordinateur et se battent avec des télécommandes. Dépassés. Nourris d'une culture du concret, et parfois du terre à terre, ils ont peine à faire des choses sans comprendre le fonctionnement des mécanismes. Ce tout technologique est un défi permanent dont ils se relèvent à grand peine, s'en détachent parfois, impuissants. Statiques.
Certains vieux ont 20 ans. D'autres 30 ou 40. D'autres encore 50, 60, 70 ou 80.

jeudi 18 novembre 2010

Idées de droite

Je lisais sur un blog made in Québec que les idées de droite sont en train de monter dans les têtes des habitants. On peut lire le texte ici.
Cela fait écho avec une discussion que j'ai eu dernièrement, avec une personne qui bosse en périphérie d'une mairie naguère tenue par une alliance autour du parti socialiste et désormais pilotée par un député UMP et ses amis. Cette personne racontait comme la gouvernance locale avait beaucoup changé. Logique. Et comme cette gouvernance au local avait tendance à bouter hors la mairie les publics sociaux. Qui se retrouvait dans le giron du centre communal d'action sociale. Qui dans celui de la politique de la ville (état).
En faisant le (dé)compte, cette personne montrait que finalement, la mairie ne finissait par gérer que les "bons" dossiers.
Cette causerie + cette lecture m'amènent à poser cette question : mais c'est quoi, au juste, des idées de droite ?

mercredi 17 novembre 2010

La saison du melon

Cela fait quelques mois déjà que c'est dans l'air. Je l'ai vu autour de moi, des connaissances, des amis même et plus loin jusqu'aux élites et dans tous les milieux.
Oh, je n'ai rien découvert, mais, éternel optimiste, je crois toujours que chaque seconde qui passe est la première de temps plus sains et plus purs. Lorsqu'un arrêt sur images me renvoie à la dure réalité, je n'en suis même plus affecté. L'habitude ou l'expérience ont chassé l'amertume et la déception. N'y voyons aucune résignation ou fatalisme, car demain, je le sais, je repartirai à l'assaut, porté par mes espoirs, par ma foi et sans doute par mes illusions.
Il est des périodes, et nous en vivons une, où les prises de consciences, les discours, les échanges, confortent un peu plus et où le geyser du "cette fois-ci c'est la bonne !" s'invite plus souvent et a des couleurs plus vives, plus vraies, plus crédibles même.

Chaque esprit, un tant soit peu éveillé, aspire à plus d'Humanisme et, si on se dépêche avant que le mot ne soit complètement galvaudé, on pourra y ranger toutes les vertus du monde. Finis les conflits, l'égoïsme, le chacun pour soi, la prétention, la frime et la loi du plus fort. Désormais, on parlera de collectif, d'humilité, de modestie, de partage, de don et de pardon. Mais, on les attendra des autres.
Car, mes antennes me disent que c'est la saison du melon.
Sous couvert, de "reconnaissance", d'affirmation et autres mots passe-partout (qui souvent ne restent que mots) on a gonflé les égos pour répondre à la frustration.
Dites à la laide qu'elle est belle et elle se prend pour Vénus. Osez un compliment et voilà que l'avachie se gonfle à l'hélium. Reconnaissez un peu de talent et c'est le génie qui répond. Relevez l'image à la juste valeur et c'est la démesure qui s'enfle comme grenouille.
Le monde de la vitesse et du temporel est alimenté par ceux qui veulent passer du noir au blanc dans la minute, de l'ombre à la lumière sans faire un pas d'effort. Du coup, ils se brûlent les ailes en sprintant du rien à l'exagéré et se prennent tous les bâtons sur le retour en basculant de l'éteint aux feux de la rampe.
On a envie de leur crier : "Mais pour qui vous prenez-vous ?" Mais ce serait les renvoyer à leurs premières amours faites de manque de confiance. Ils y retournont tous seuls, le moment venu, une fois le vernis passé et le public lassé.
N'oublions pas que Prudence et Tempérance sont vertus cardinales.

Le diable, Jacques Brel & Thank you Satan, Léo Ferré



Un festival pas comme les autres



Si vous aimez la photographie, les rencontres et partages.

PhotoMenton est une très belle manifestation organisée depuis 6 années par des passionnés et dont tous les profits (panneaux des exposants, entrées des visiteurs…) sont reversés à l’HAMAP, une ONG (Organisation Non Gouvernemental) qui s’inscrit dans une logique humanitaire de secours et d’assistance.
Cette année, la manifestation passe de 2 à 9 jours avec une exposition permanente de plus de 100 photographes amateurs et professionnels, 2 week-ends avec des animations ( Projections, diaporamas et conférences) des journées spéciales (Rencontre avec l’académicien Lucien CLERGUE, Marathon Photo, journée des clubs photos de la région , une brocante d’appareils de collection…) 5 jours de semaine avec visite de l’exposition des scolaires accompagnés des professeurs d’arts plastiques, des concours…

Et puis…le cadre et la région sont magnifiques.
PhotoMenton, c'est du 20 au 28 novembre au Palais de l'Europe à Menton.
Related Posts with Thumbnails