J'aime comme certains chemins sinueux conduisent à d'authentiques découvertes. Le genre on se sent moins bête après.
Au départ, juste de la musique. Et de la curiosité. J'ai découvert il y a quelques temps, et beaucoup apprécié, le groupe Jack the Ripper. Soit dit en passant, ce sont des français. J'apprends qu'ils se sont séparés. Et qu'une partie de la bande a monté son projet. Nom de scène : Fitzcarraldo. Ou plus exactement The Fitzcarraldo sessions. Un petit bijou.
Où l'on en arrive au cinéma. L'étrange nom de ce groupe vient en fait d'un hommage à un film de Werner Herzog. Le héros, interprété par Klaus Kinski, tente de construire un opéra en pleine forêt amazonienne.
Le film fait de nombreuses références au Ténor italien Caruso, que le héros du film veut faire chanter dans la foret. Il est donc a la recherche de sa "voix", tout comme les musiciens du groupe cherchent leur voix en collaborant avec d'autres artistes. Tout savoir sur le film : Fitzcarraldo.
Voilà, c'était la minute culturelle ;-)
jeudi 30 septembre 2010
L'air du temps est nauséabond
Qu'on se le dise, l'air du temps et ses serviteurs zélés vous acculent, vous encerclent, vous enferment et vous jugent. C'est la curée puis le jugement sans procès.
Qu'on se le dise, aujourd'hui, aux yeux de la masse, parfois déguisée en amis, en proches, en familiers (sans doute nourris au biberon idéologique de Marianne) si vous n'êtes pas antisarkoziste, c'est que vous êtes sarkoziste. Et à leurs yeux, le péché est mortel.
Dites ce que vous voulez, argumentez, prenez de la distance, dépassionnez, précisez, factualisez, nuancez, expliquez, rien n'y fera, vous êtes sarkoziste et ça ne se discute pas.
Pauvre France, pauvre peuple, pauvre meute qui a perdu toute mesure, toute sagesse, toutes Lumières.
Et ceux-la mêmes qui s'en vont dénoncer les dérives autoritaires vous les appliquent à vous sans aucun scrupule, sans aucune retenue. Et ceux-la même qui regrettent qu'on monte les uns contre les autres, déclenchent le processus. Ceux-la mêmes qui rêvent d'une société apaisée et fraternelle allument la mèche et déversent l'huile.
Allez comprendre !
C'est l'esprit qui fout le camp ! L'échange d'arguments, la communication, la recherche d'harmonie valent bien mieux qu'une cour de récréation "primaire"...
mais, vous êtes fous, vous argumentez ? C'est trop tard. N'oubliez pas que l'échafaud se monte, que la messe est dite, que le bruit de la lame qui s'aiguise accompagne déjà les cris de haine de la populace triomphante, dictature nouvelle et plus sournoise que ses aînées.
C'est trop tard. Taisez-vous !
Qu'on se le dise, aujourd'hui, aux yeux de la masse, parfois déguisée en amis, en proches, en familiers (sans doute nourris au biberon idéologique de Marianne) si vous n'êtes pas antisarkoziste, c'est que vous êtes sarkoziste. Et à leurs yeux, le péché est mortel.
Dites ce que vous voulez, argumentez, prenez de la distance, dépassionnez, précisez, factualisez, nuancez, expliquez, rien n'y fera, vous êtes sarkoziste et ça ne se discute pas.
Pauvre France, pauvre peuple, pauvre meute qui a perdu toute mesure, toute sagesse, toutes Lumières.
Et ceux-la mêmes qui s'en vont dénoncer les dérives autoritaires vous les appliquent à vous sans aucun scrupule, sans aucune retenue. Et ceux-la même qui regrettent qu'on monte les uns contre les autres, déclenchent le processus. Ceux-la mêmes qui rêvent d'une société apaisée et fraternelle allument la mèche et déversent l'huile.
Allez comprendre !
C'est l'esprit qui fout le camp ! L'échange d'arguments, la communication, la recherche d'harmonie valent bien mieux qu'une cour de récréation "primaire"...
mais, vous êtes fous, vous argumentez ? C'est trop tard. N'oubliez pas que l'échafaud se monte, que la messe est dite, que le bruit de la lame qui s'aiguise accompagne déjà les cris de haine de la populace triomphante, dictature nouvelle et plus sournoise que ses aînées.
C'est trop tard. Taisez-vous !
Chercheur d'or
Ce qui me plaît avec la musique, la chanson, dans ce foisonnement qu'est la musique, la chanson, c'est bien sûr les émotions que savent partager avec nous ou déclencher les artistes C'est également d'entretenir mon côté chercheur d'or. Traqueur de pépites. Presque une addiction. Un truc sans fin, qui génère ses flops et ses authentiques moments de grâce. Surtout quand les dénicheries vous ont commuté sur un artiste ou un groupe dont vous n'aviez jamais entendu parler et qui évolue en fait depuis longtemps. C'est alors ravissement. Double plaisir : ça y est, vieux, vous dites au CD, nous nous sommes rencontrés. Et surtout, super ça, j'aime beaucoup. Faire une liste de ces traqueries parfois récompensées serait trop long...
Je m'imagine assez facilement les pieds dans la rivière, avec mon tamis, remuant inlassablement le sable, l'oeil rivé sur les cailloux. Je jette assez facilement ce qui ne donne rien, tellement ce qui est à venir est prometteur.
Lorsque je flânais dans des disqueries, à l'époque où le matérialisé était encore de ce monde, j'étais fasciné par tout ce qui existait, par cette idée que dans tout ce que je ne connaissais pas, des trucs formidables existaient certainement. Avec le temps, les rencontres, les échanges, ma garde robe musicale s'est agrandie. La palette est large. La musique, comme la lecture, comme la peinture, comme la sculpture, comme le haricot rouge permet d'afficher ses contradictions. Pas d'autre logique que j'aime, j'aime pas. Pas de jugement définitif, ce qui ne parle pas un jour peut très bien chanter le lendemain, ou l'année d'après.
Je m'imagine assez facilement les pieds dans la rivière, avec mon tamis, remuant inlassablement le sable, l'oeil rivé sur les cailloux. Je jette assez facilement ce qui ne donne rien, tellement ce qui est à venir est prometteur.
Lorsque je flânais dans des disqueries, à l'époque où le matérialisé était encore de ce monde, j'étais fasciné par tout ce qui existait, par cette idée que dans tout ce que je ne connaissais pas, des trucs formidables existaient certainement. Avec le temps, les rencontres, les échanges, ma garde robe musicale s'est agrandie. La palette est large. La musique, comme la lecture, comme la peinture, comme la sculpture, comme le haricot rouge permet d'afficher ses contradictions. Pas d'autre logique que j'aime, j'aime pas. Pas de jugement définitif, ce qui ne parle pas un jour peut très bien chanter le lendemain, ou l'année d'après.
mercredi 29 septembre 2010
Aggiornamento
Parfois, des mots vous tombent sous l'oeil et vous vous dites que ce n'est pas mal du tout. Vous ne les connaissez pas, ne les avez jamais vraiment croisé, ils vous disent rien mais vous les sentez, comment dire, de bonne compagnie. Oui, c'est ça. De bonne compagnie.
Ainsi aggiornamento.
Ainsi aggiornamento.
mardi 28 septembre 2010
Roseaux sauvages
![]() |
| Un petit bleu, en rebond à la proposition de Louis-Paul. |
Je ne sais pas comment c'est dans votre environnement, mais dans le mien, j'ai la très nette sensation que depuis la rentrée, c'est tempêtes sous les crânes et lèvres pincées. Ô, ça couvait. Mais l'été a comme retenu les digues. Et si ça ne rompt pas, ça plie. Sacrément. Nous serions tous des roseaux ?
Comment dire...
L'impression que des bulles éclatent, ça fait poup. Je regarde alentour, et c'est comme si le monde se dérobait sous les pieds des gens. Comme si ça les momifiait.
On dirait que chacun dans son coin, plus personne ne sait à quel saint se vouer. Avec pas grand chose pour tenir les guibolles.
Je n'avais encore jamais vraiment connu cela (ou alors je ne m'en souviens plus !).
Je suis impressionné : moi qui suis prompt à dénoncer le repli sur soi, je me rends compte que je n'avais encore rien vu !
Je suis impressionné (bis) : c'est assez scotchant la manière dont, en quelques années, le "collectif" s'est délité. La peau sur les os, au mieux.
Je suis impressionné (ter) : si cela m'interpelle, cela ne me décourage pas. Pas le moins du monde. Il y a tellement de (bonnes) choses à faire, à vivre, à découvrir, à apprendre. Moi, ça me donne envie de comprendre ce qu'il se passe. D'agir pour influer autant que faire se peut le cours des choses. A mon échelle. Avec patience.
Car de deux choses l'une : soit nous vivons une période transitoire, de type un mal pour un bien, et c'est pain noir avant pain blanc. Tant mieux. Soit ces quotidiens qui déchantent ne sont qu'un début, et alors, ça augure non du grand soir mais d'une sacrée pétaudière.
Il y a peut-être bien urgence... à prendre le temps. Enfin !
lundi 27 septembre 2010
Crise médiatique ? Quelle crise ?
Ci-dessous un copié collé de la lettre de la revue Interdépendances. Il s'agit d'une invitation à une rencontre qui se propose de penser solutions, ici à propos de la crise de la presse.
Gros plan en passant sur les alter mardis, parlons solutions. C'est ici.
Gros plan en passant sur les alter mardis, parlons solutions. C'est ici.
Développement durable
Je suis sensible à toutes les questions qui tournent autour du "développement durable".
J'y vois un futur vers lequel aller, un présent dans lequel s'inscrire.
Je n'aime pourtant pas trop la formule. Et pas toujours ce qui en est fait, tout du moins ce qui s'en recommande.
Je n'aime pas, par exemple qu'elle soit uniquement "collée" à la notion d'écologie, parce que c'est bien plus que cela. Les spécialistes parlent de trois piliers pour le DD : l'économie, le social et l'écologie. Un bon DD est un alliage. Les trois font l'affaire.
Je n'aime pas non plus le côté mode qui fait surgir des vocations.
Au fond, et surtout, ce que j'aime, c'est qu'il y a du bon sens dans l'idée du développement durable et c'est ce qui me séduit. Quelque chose de l'ordre de la solidarité, de l'intelligence collective, du logique. En réponse mieux qu'en opposition au gâchis, à l'inutile, au perso.
L'expression est ceci dit assez savoureuse.
Peut-on imaginer un développement qui ne soit pas durable ?
Ca fait même un peu pléonasme. A moins que ce soit terriblement lucide. Développer, par opposition à consommer, par opposition à consumer. Durable par défi à l'éphémère, par miroir à zapping.
J'y vois un futur vers lequel aller, un présent dans lequel s'inscrire.
Je n'aime pourtant pas trop la formule. Et pas toujours ce qui en est fait, tout du moins ce qui s'en recommande.
Je n'aime pas, par exemple qu'elle soit uniquement "collée" à la notion d'écologie, parce que c'est bien plus que cela. Les spécialistes parlent de trois piliers pour le DD : l'économie, le social et l'écologie. Un bon DD est un alliage. Les trois font l'affaire.
Je n'aime pas non plus le côté mode qui fait surgir des vocations.
Au fond, et surtout, ce que j'aime, c'est qu'il y a du bon sens dans l'idée du développement durable et c'est ce qui me séduit. Quelque chose de l'ordre de la solidarité, de l'intelligence collective, du logique. En réponse mieux qu'en opposition au gâchis, à l'inutile, au perso.
L'expression est ceci dit assez savoureuse.
Peut-on imaginer un développement qui ne soit pas durable ?
Ca fait même un peu pléonasme. A moins que ce soit terriblement lucide. Développer, par opposition à consommer, par opposition à consumer. Durable par défi à l'éphémère, par miroir à zapping.
dimanche 26 septembre 2010
Surprise, surprise!

Moi, j'aime ça l'inattendu, les surprises, l'audace, le spontané! Et bien ça tombe bien parce qu'il en est d'autre qui aime ça aussi! Un vrai rayon de soleil au sens propre et au figuré quand il a déboulé hier dans mon antre, pull jaune poussin et sourire engageant pour me faire un petit coucou en passant! Un vrai plaisir que de le revoir à nouveau, ainsi que son aimée et son fils choyé! Y'a pas à dire, ce monde des blogs vraiment me fascine, les liens qui se créent ici et là sont forts, puissants et beaux! Le fameux virtuel si souvent décrié qui en effraie plus d'un et qui moi m'enchante quand il déboule soudain dans ma réalité si chaleureusement, si simplement, si vivant! Un bon Dimanche à vous tous amis blogueurs et blogueuses et longue vie à cette belle aventure qui nous réunit tous bien plus qu'on ne l'imagine ou qu'on ose se l'avouer!
* Euh, pardon à l'intéressé, mais Amedeo a plutôt peint des femmes !! :-)
La paix
En regardant l'autre jour à la télévision juin 1940 le grand chaos, j'ai bien sûr pensé à mon père et à mon grand-père. Et par procuration aux pères et aux grands-pères. J'ai également baladé en moi des questions comme lorsque je regardais l'année dernière la série Un village français.
J'aurais vécu à cette époque-là, j'aurais dû faire avec ces situations, comment je me serais comporté ? Qu'est-ce que j'aurais fait ?
J'aurais vécu à cette époque-là, j'aurais dû faire avec ces situations, comment je me serais comporté ? Qu'est-ce que j'aurais fait ?
vendredi 24 septembre 2010
Tozeur, le goût
Des photos sur le blog l'Éternité de l'instant. Un mot : Tozeur.
Et forcément, pour moi, quelque chose qui s'agite. Des lieux, bien sûr. Des couleurs. Des odeurs. Tozeur, Tunisie, je connais pour y être allé il y a quelques années. Un souvenir ému de ce qu'échanges culturels signifient. Par delà les préjugés.
Flash back. Sommes en février de cette année là. N'avons pas encore d'enfants. Je décide d'offrir à madame, de nous offrir une semaine de vacances. En amoureux. Au pied du désert. Pas voulu de Djerba et de sa cohorte d'hôtels sur la plage. Le choix se porte sur Tozeur, aussi parce que ce n'est pas si loin de Tataouine, mot qui m'a fait rêver pendant mon enfance.
Je concocte l'affaire dans le plus grand secret, ce qui me vaudra une chaurée au moment de la remise des trophées : lorsque j'offre les billets, sourire tonigencyl, genre surprise !, assez fier de mon coup je dois le dire, madame me les remet aussi sec sous le pif, les billets, en me disant, non, pas possible, j'ai du boulot ! Je n'avais pas eu le temps de lui expliquer que c'était arrangé de ce côté-là, j'avais négocié avec son chef ;-)
Bref, on part, avion, tout ça. Nous sommes en février. Tozeur à l'époque démarrait son développement touristique. J'ai le souvenir d'hôtels en construction un peu partout. Le nôtre, d'hôtel, sonne étonnamment le creux. Nous sommes en fait les seuls clients !
L'anecdote concerne les repas. On nous sert de l'européen. De l'occidental. Frites, petits pois carottes, steaks hachés, ce genre de choses. Cela nous gonfle. Sommes pas venus pour ça, non plus. D'autant que nous l'avions observé, côté cuisine et employés de l'hôtel, c'est tout autre chose qui se dégustait.
Ni une ni deux, on en cause.
Pour apprendre que c'est Ramadan, que du coup, les repas du soir sont particuliers.
Demandons à manger comme eux.
Négocions un prix car ce n'est pas prévu comme ça. Et ne regrettons pas. Les plats, les soupes qu'on nous sert, c'est du ravissement. S'en suivront des échanges sur le ramadan, l'alimentation pendant cette période, la constitution des plats qu'on nous sert, etc. A la fin, vu que nous sommes les seuls clients, on termine carrément à la table des employés. Ca cause, ça se renseigne, ça évoque, ça questionne. Des deux côtés.
Ces instants d'humanité nous ont singulièrement changé la vision de Tozeur. On sortait du tourisme pour entrer dans l'échange. Avec l'espoir qu'en retour, nous ayons participé d'une autre manière de penser le touriste.
Et forcément, pour moi, quelque chose qui s'agite. Des lieux, bien sûr. Des couleurs. Des odeurs. Tozeur, Tunisie, je connais pour y être allé il y a quelques années. Un souvenir ému de ce qu'échanges culturels signifient. Par delà les préjugés.
Flash back. Sommes en février de cette année là. N'avons pas encore d'enfants. Je décide d'offrir à madame, de nous offrir une semaine de vacances. En amoureux. Au pied du désert. Pas voulu de Djerba et de sa cohorte d'hôtels sur la plage. Le choix se porte sur Tozeur, aussi parce que ce n'est pas si loin de Tataouine, mot qui m'a fait rêver pendant mon enfance.
Je concocte l'affaire dans le plus grand secret, ce qui me vaudra une chaurée au moment de la remise des trophées : lorsque j'offre les billets, sourire tonigencyl, genre surprise !, assez fier de mon coup je dois le dire, madame me les remet aussi sec sous le pif, les billets, en me disant, non, pas possible, j'ai du boulot ! Je n'avais pas eu le temps de lui expliquer que c'était arrangé de ce côté-là, j'avais négocié avec son chef ;-)
Bref, on part, avion, tout ça. Nous sommes en février. Tozeur à l'époque démarrait son développement touristique. J'ai le souvenir d'hôtels en construction un peu partout. Le nôtre, d'hôtel, sonne étonnamment le creux. Nous sommes en fait les seuls clients !
L'anecdote concerne les repas. On nous sert de l'européen. De l'occidental. Frites, petits pois carottes, steaks hachés, ce genre de choses. Cela nous gonfle. Sommes pas venus pour ça, non plus. D'autant que nous l'avions observé, côté cuisine et employés de l'hôtel, c'est tout autre chose qui se dégustait.
Ni une ni deux, on en cause.
Pour apprendre que c'est Ramadan, que du coup, les repas du soir sont particuliers.
Demandons à manger comme eux.
Négocions un prix car ce n'est pas prévu comme ça. Et ne regrettons pas. Les plats, les soupes qu'on nous sert, c'est du ravissement. S'en suivront des échanges sur le ramadan, l'alimentation pendant cette période, la constitution des plats qu'on nous sert, etc. A la fin, vu que nous sommes les seuls clients, on termine carrément à la table des employés. Ca cause, ça se renseigne, ça évoque, ça questionne. Des deux côtés.
Ces instants d'humanité nous ont singulièrement changé la vision de Tozeur. On sortait du tourisme pour entrer dans l'échange. Avec l'espoir qu'en retour, nous ayons participé d'une autre manière de penser le touriste.
jeudi 23 septembre 2010
Parents c'est flou
Il est de bon ton souvent de critiquer les parents. Qui suivent pas, pas bien, pas assez, pas du tout la scolarité de leurs enfants. Parfois, ces parents, ils aimeraient bien être mieux et davantage informés. Tout simplement. Comme ça ils pourraient mieux exercer leur mission.
Prenez par exemple une grève annoncée.
Imaginez ensuite ces parents. Qui se demandent comment ça va impacter leurs enfants. L'institutrice du petit, grève, pas grève ? Les profs du grand, grève, pas grève ? Et quid de l'organisation de la maison, là-dedans ? Les horaires de l'un, de l'autre ?
Prenez par exemple une grève annoncée.
Imaginez ensuite ces parents. Qui se demandent comment ça va impacter leurs enfants. L'institutrice du petit, grève, pas grève ? Les profs du grand, grève, pas grève ? Et quid de l'organisation de la maison, là-dedans ? Les horaires de l'un, de l'autre ?
C'est dans la tête
A l'époque, je n'avais pas vraiment su mettre en mots ma pensée. C'était il y a 10 - 15 ans. Pour faire court, disons que je ressentais que la société française était dépressive et se comportait comme telle. Je m'étonnais que l'on n'évoque pas les choses en ces termes. Dans mes échanges, je parlais souvent de ça, estimant que si on comparait la société française à une personne, on dirait d'elle qu'elle n'a pas le moral. Et avec, les réflexes qui en découlent.
mercredi 22 septembre 2010
L'ado spaghetti
"Le spaghetti est espiègle et vivant. Il ne se laisse pas manger sans réagir : Ce n'est pas un aliment que l'on saisit avec la fourchette et que l'on porte à sa bouche comme une patate ou un navet. Le spaghetti, on le traque, on le chasse, on l'entortille, on le maîtrise d'abord - il faut le mériter. Il se rebelle, glisse, échappe - la stratégie mise en œuvre contre lui est celle du Sioux et du chasseur de gazelle.
klaxon

C'est bien vu et ça sonne juste : lu sur le site canadien Canoé un article sur ce qu'un psychologue appelle La communication klaxon. Formule qui, selon lui, qualifie toute communication qui commence par TU, laquelle tue la communication. Pas faux, quand on y pense. L'article, que l'on peut lire en entier en cliquant ici, indique aussi que la communication klaxon concerne également toute communication qui répète sans cesse le même message («Ça fait vingt fois que je te dis de...») et toute communication dans laquelle le ton monte d’un cran et qui pousse l’autre à dire: «Ne me parle pas sur ce ton!» On entend effectivement plutôt bien le tutut de l'affaire.
Bien aimé lire aussi que pour la majorité, la communication devrait mener au consensus. Or, la communication signifie échange et non pas communion ou commune-action. La communication se rapproche davantage du troc que de la compréhension.
Bien aimé lire aussi que pour la majorité, la communication devrait mener au consensus. Or, la communication signifie échange et non pas communion ou commune-action. La communication se rapproche davantage du troc que de la compréhension.
mardi 21 septembre 2010
Aider un bénévole à s'extirper de la mélasse
C'est... implacable. Et c'est... douloureux. Car ce sont des amis. C'est douloureux, aussi, parce que ce sont des valeurs qui se pètent la gueule. Pas mortes, les valeurs, mais blessées. Terrassées. Vaincues par la connerie. La bêtise et la rancune. La jalousie. Rattrapées par le pognon. Poursuivies mêmes. Le milieu rural est merveilleux. Il peut aussi être épouvantable. C'est l'histoire d'une très belle aventure qui se termine en eau de boudin. Un homme doit aujourd'hui 15 000 € à une banque. Il n'a pas le sous. Un appel aux dons est lancé.
Faire autrement
Et c'est reparti !
A croire que plus on est informé, plus on sait, plus on nous dit et plus on fait comme avant.
Plus de la même chose disent les manuels éclairés.
A croire que plus on est informé, plus on sait, plus on nous dit et plus on fait comme avant.
Plus de la même chose disent les manuels éclairés.
lundi 20 septembre 2010
Journalisme et servitude
Il suffit d'une lecture. Sur le sujet qui me passionne : le journaliste. Et avec les médias. Et avec les lecteurs.
La revue médias n'y va pas par quatre chemins. Evoque la veulerie.
Fichtre !
La revue médias n'y va pas par quatre chemins. Evoque la veulerie.
Fichtre !
Le compte à rebours
Un article sur le site Mes courses pour la planète.
Il évoque la fin "programmée" de biens de consommation. Du genre vous achetez une machine à laver, un PC, une bagnole et ils mourront à telle époque. Le genre de lecture assez désagréable, en fait.
Il évoque la fin "programmée" de biens de consommation. Du genre vous achetez une machine à laver, un PC, une bagnole et ils mourront à telle époque. Le genre de lecture assez désagréable, en fait.
dimanche 19 septembre 2010
La silhouette du souvenir
Les arbres encore denses et les maïs encore hauts masquent presque la silhouette figée. De la route, on ne la voit pas. On l'aperçoit à peine.
Il est là, pourtant.
Bien là.
Fidèle au poste. Evidemment.
Il est là, pourtant.
Bien là.
Fidèle au poste. Evidemment.
Gustave le disait
Je me suis pâmé, il y a huit jours, devant un campement de Bohémiens qui s’étaient établis à Rouen.
Voilà la troisième fois que j’en vois. Et toujours avec un nouveau plaisir.
L’admirable, c’est qu’ils excitaient la haine des bourgeois, bien qu’inoffensifs comme des moutons.
Je me suis fait très mal voir de la foule en leur donnant quelques sols. Et j’ai entendu de jolis mots à la Prudhomme.
Cette haine-là tient à quelque chose de très profond et de complexe. On la retrouve chez tous les gens d’ordre. C’est la haine qu’on porte au Bédouin, à l’hérétique, au philosophe, au solitaire, au poète.
Et il y a de la peur dans cette haine. Moi qui suis toujours pour les minorités, elle m’exaspère.
Du jour où je ne serai plus indigné, je tomberai à plat, comme une poupée à qui on retire son bâton.
Gustave Flaubert, Lettre à George Sand.
Source : La revue des ressources.
Voilà la troisième fois que j’en vois. Et toujours avec un nouveau plaisir.
L’admirable, c’est qu’ils excitaient la haine des bourgeois, bien qu’inoffensifs comme des moutons.
Je me suis fait très mal voir de la foule en leur donnant quelques sols. Et j’ai entendu de jolis mots à la Prudhomme.
Cette haine-là tient à quelque chose de très profond et de complexe. On la retrouve chez tous les gens d’ordre. C’est la haine qu’on porte au Bédouin, à l’hérétique, au philosophe, au solitaire, au poète.
Et il y a de la peur dans cette haine. Moi qui suis toujours pour les minorités, elle m’exaspère.
Du jour où je ne serai plus indigné, je tomberai à plat, comme une poupée à qui on retire son bâton.
Gustave Flaubert, Lettre à George Sand.
Source : La revue des ressources.
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