lundi 30 avril 2012

L'ours blanc et l'ours bleu


Il n’y avait pas de temps à perdre!
Au levé du jour du côté d’un aéroport, un patron : « Vous verrez, cela va passer très vite, on les voit bébés et ils ont déjà 20 ans. »
En route pour Nice, une mairie, un nouveau carnet de famille.
Et vite le plus important, un magasin pas comme les autres du côté du boulevard Gambetta ;  une peluche, celle-là sans la moindre hésitation.
C’était un 30 avril ; une veille de fête et la suite d’une nuit très courte.
C’était il y a 25 ans. Je l’appelle toujours « ma Puce ».
La peluche elle était un ours  blanc. Quelques temps après, il y eu son petit frère, l’ours bleu.
Puis  la famille peluche devint  une famille nombreuse aujourd’hui dispersée. Heureusement, il y a le téléphone et pendant que je souhaitais un bel anniversaire à ma fille, je me  demande si dans la pièce à côté, l’ours bleu et l’ours blanc ne  s’échangeaient pas quelques textos…

En avril...(8)

dimanche 29 avril 2012

Entre deux (billets, tours, dimanches)

Allez, un petit jeu. Un questionnaire (questions piquées sur le site de l'express). Pouvez jouer en copiant collant dans un commentaire et en répondant :-)

  1. Entre vinyle et mp3 ?
  2. Entre cigarette et pétard?
  3. Entre Rive droite et Rive gauche ?
  4. Entre granola et pepito?
  5. Entre thé et café?
  6. Entre César et Victoire?
  7. Entre David Guetta et Bernard Guetta?
  8. Entre France Football et France Inter?
  9. Entre Groland et Jardiland?
  10. Entre la fête des mères et la fête des pères ?
  11. Entre Quick et McDo?
  12. Entre carte orange et carte grise?
  13. Xbox ou Playstation?
  14. Entre blonde et brune ?
  15. Entre Bref ou Plus belle la vie?
  16. Entre ce soir et jamais ?
  17. Entre fromage et dessert ?
  18. Entre Libération et Le Figaro?
  19. Entre mer et montagne?
  20. Entre tongs et sandales?
  21. Entre méditerranée et Atlantique ?
  22. Entre Hollande et Sarkozy ?

Mieux d'état providence

Il y aurait l'état providence contre le "libéralisme". C'est ce que semblent nous dire les blocs en présence à une semaine du second tour de la présidentielle.
Depuis quelques semaines, j'écoute plus volontiers ce qui se dit à droite.
La gauche, je connais ;-)
J'entends qu'il y aurait du service public qui ne serait que dépenses et du privé qui ne serait que recettes.
J'entends qu'il y aurait des coûts pour le contribuable, qui devenant moins contribuable, devient de plus en plus usager. Que celui qui peut payer paie. L'autre ? Quel autre ? ;-)
Il y aurait des taxes, à mesure qu'il n'y aurait plus d'impôts.
Il y a surtout brandis comme des monstres le déficit, à résorber. L'économie, à relancer. Des frontières, à mieux organiser.
Tout cela pue la trouille et la magouille. Car l'exploit est quand même de réussir dans tout ça à faire que jamais on évoque les dix années écoulées, le quinquennat qui s'achève.
Bilan ? Quel bilan ?
Les réformes ? Les officielles ou les qui ne disent par leur nom ?
Il me souvient, en jetant un oeil à wikipédia, que état providence, c'est ça :
une forme de l'État dotée de larges compétences économiques pour assurer des fonctions sociales variées. Il succède à la conception libérale d'un État limité à des fonctions d'ordre et de sécurité, qui datait de la Révolution française.

samedi 28 avril 2012

L'énergie, clé du scrutin (même passée sous silence)


J'ai bien tout regardé jeudi soir l'émission des paroles et des actes.
Et je me suis après coup fait ce commentaire : on n'en a même pas besoin, de ce "débat" du 2 mai. Tellement c'est clair, tellement c'est limpide, tellement c'est bloc contre bloc, tellement deux visions s'opposent et ne se parlent pas.
Tellement il reste les métaphores sportives. J'ai par exemple entendu un analyste dire qu'il y avait d'un côté le judoka et de l'autre le boxeur.
Que peut-on attendre de deux types qui ne pratiquent pas le même sport ?
Que peut-on espérer de deux types qui ont déjà tout dit, tout montré, et qui me font désormais penser à des mecs qui guettent la fin du repas pour choper des miettes, et encore des miettes ?
Que peut-on penser de cette chasse à ceux qui n'ont pas voté pour eux au premier tour et à qui ils ne cessent de s'adresser comme si soudain, tout le reste n'existait plus ?
Je ne leur en veux d'ailleurs pas.
Profondément démocrate je suis. Je respecte la façon dont chacun pense qu'il sera celui qui permettra à la France d'aborder aujourd'hui et demain. Je comprends dans les deux cas les raisonnements. Et je comprends pourquoi plus ça avance et plus j'ai l'intime conviction qu'aucun des deux n'a raison. Que la solution est dans la troisième voie. Et cette troisième voie n'est ni les trois "personnages" qui se sont essayés au rôle. Je parle de l'extrême droite, du centre et de l'extrême gauche.

vendredi 27 avril 2012

La forêt ne cache plus l'arbre

Et soudain, voilà que quelques uns se mettent à trembler. Comme des feuilles. Comme des feuilles qui tombent des arbres. Comme si c'était l'automne. L'hiver. Alors qu'on est au printemps.
Personnellement, je ne suis pas tombé des nues, dimanche.
Je ne sais ce qui est le plus étonnant.
Qu'ils tremblent parce qu'un dimanche d'avril leur a mis sous le nez une réalité qu'ils ne cessent pourtant de décrire, d'alimenter, voire d'organiser ?  Réalité que finalement, visiblement, ils ne voulaient pas voir. Ou alors du bout des yeux. Du bout des lèvres.
Ou qu'ils continuent de se mettre des oeillères et de s'envoyer des oeillades, comme on chercherait encore et toujours à se rassurer ? A ne pas voir ce qui crève les yeux.
Depuis tant de semaines, de mois, d'années, les uns, les autres contestent, constatent, disent, vitupèrent.
La France, ceci, cela, plus ceci, plus cela.
Depuis tant de semaines, de mois, d'années, les uns, les autres oublient de voir ce qui est bien, pas si mal, pas si pire.
Forcément, à la longue...
Tout ça pour ça ?
Tout ça pour amnésier encore plus ? Agiter chiffons rouges et drapeaux noirs ?
Je m'étonne, vraiment, de ce manque de confiance. Confiance, oui.  Un mot dont nous avons besoin de la réalité.
Confiance en nous, d'abord. Confiance en ce qui est dit, fait, vu.
Que la dureté de l'époque prenne le dessus, que les blocs soient plus violents, cela ne fait aucun doute.
Mais alors pourquoi le découvrir entre deux tours ? Et pourquoi ne pas voir non plus ce qui se passe dans ce pays depuis 10 ans au moins ?

jeudi 26 avril 2012

Pellicules, pixels et logiciels






La préhistoire de la photo aura duré un siècle écrit Vincent Remy dans un billet (Nos vies saturées) publié dans le dernier numéro de Télérama. (N° 3240, page 13 )
Le père de famille – car il s’agissait généralement d’un mâle, et d’un père – sortait son appareil, lourd, costaud, et tentait d’égaler les professionnels (…) ; bravo papa, on « reconnaît » tout le monde sur la photo !
Vincent Remy nous parle ici de l’argentique (le bon photographe était un as de la technique).
J’ai bien aimé quant il évoque les années 70  et ces quelques  individus louches entretenir le flou, le bidouillage, le gribouillis au moyen de leur Polaroïd. C’était des « artistes » écrit-il.
Puis il pose la question : Qu’est-ce qu’un appareil photo aujourd’hui ?
Bien souvent un smartphone. Avant tout un truc d’échanges. Clic, j’t’envoie çà.
Avant d’évoquer les nouveaux logiciels qui transforment, floutent, saturent, vieillissent à souhait nos clichés avant d’envahir le Net et qui se monnayent très chers et en dollars! 
J’ai trouvé cet article -  qui m’a fait sourire- toutefois quelque peu réducteur:
S’il est vrai que dans les millions de photos " jetées"  sur la Toile, beaucoup sont à en effet à jeter, il y a aussi de très belles choses à voir. La photographie s’est démocratisée avec les pixels et si la technique rend aujourd’hui impossible ou presque de  "rater" un cliché , elle est  un moyen formidable de s’en libérer un peu pour revenir aux sources de la boîte noire.
Dans laquelle il faut, hier comme aujourd’hui   avoir l’œil  et traquer la lumière.  Et çà, c’est la marque de l’artiste.

Illustration : Jour de vent (un de plus hélas !) en Côte d’Azur. PhotosLP  non « bidouillée », je précise, juste un brin saturée.


Vu sur le net / Et le bonheur dans tout cela?

Alors que 75% des Français apprécient l'idée d'un baromètre du mieux-vivre en France pour guider les dirigeants politiques, les candidats ont-ils eu tort de ne pas plus miser sur ces indicateurs alternatifs ? Et le bonheur dans tout cela? | YOUPHIL

On en est là

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mercredi 25 avril 2012

Vu sur le net / L'enfer, c'est le jeune

La cause est entendue : le jeune made in 2012 est paresseux et écervelé, incapable d’esprit critique, voire abyssalement stupide. Pire, il est souvent dangereux, pour les autres et pour lui-même, si bien qu’il faut multiplier les barrières – pour le protéger, bien sûr. Oui, le « péril jeune » est omniprésent, agité à chaque coin de discours. Retour sur une ritournelle bien rodée. Lire tout l'article : Article11 - L'enfer, c'est le jeune - Thomas Serres

mardi 24 avril 2012

Vu sur le net / Dans ces villages de Haute-Marne

Le chien s’appelle Bouly. C’est un petit animal hystérique au poil ras et camel qui aboie dès qu’on s’approche du pavillon de ses maîtres. La famille R. compte sur lui pour repousser le danger.
S’il persiste, une arme à feu prendra le relais, c’est ce qu’indique la pancarte accrochée à l’entrée du garage sur laquelle un pistolet est dessiné (« Oubliez le chien, c’est moi qui monte la garde »). Mieux vaut donc ne pas dépasser les grilles d’en bas, décorée de deux aigles en plâtre blanc, jumeaux et désagréables
Tout lire ici :
Dans ces villages de Haute-Marne, on vote FN et on ne s’aime pas | Rue89 Présidentielle

D'une vague l'autre

J'entends la cacophonie et je me dis que la vague trace son sillon. A se demander si cela aussi ne procède pas d'une certaine stratégie.
Pour un peu, et c'est un autre des exploits du FN, on s'en fouterait du résultat du second tour, on se sentirait presque à vouloir être aux législatives pour voir si ce parti creuse encore et réussit à avoir des députés. Pourtant, me rappelait hier une mienne connaissance, le "système" démocratique est ainsi organisé que c'est peu probable. Le "front" républicain fait barrage sauf si les digues sont ouvertes ou s'ouvrent. Que de fronts, ces temps-ci, l'air de rien. Serait-ce le mal aux tempes ?
Décidément, cette présidentielle est celle du zapping effréné, du tout de suite la suite.
Pour ce qui me concerne, je ne suis pas atterré par le résultat de dimanche. Et je n'ai pas spécialement envie de tomber dans le trou béant qu'on nous tend comme un piège, celui de croire qu'en France, un monstre glacial approcherait à pas de velours.
Après tout, on entend suffisamment ça et là plaintes et ras-le-bol, dépit et colères pour ne pas totalement être surpris que certains franchissent le cap et mettent dans l'urne un sésame pour une révolte qui ne dit pas son nom. Dans ce vote-là, combien de réalités différentes et similaires à la fois ? Dans ce vote-là, on sent plus de colère que de souffrance, non ?
Je regrette en tout cas qu'au lendemain de ce 22 avril, qui semble n'être qu'un remake froid du 21 avril d'avant, le débat soit posé en ces termes et seulement en ces termes: qui de NS ou de FH va le mieux récupérer les voix de MLP ? Qui de l'un ou de l'autre va le mieux parler "à ces gens-là" ?
Comme si c'étaient d'autres gens. Comme si de nouveau on ne savait penser qu'en calculettes.
Fabuleux aveu de l'établishment que de raisonner ainsi.
Ces gens-là sont des gens, tout simplement.
Des voisins.
Et ils se lassent qu'on les entende.
Je crois qu'ils aimeraient mieux qu'on leur montre qu'on les comprend.
Qu'on les aide, aussi, à percevoir que si tout n'est pas rose, tout n'est pas aussi noir non plus.
Qu'on leur montre un chemin, et pas toujours des impasses.
Qu'on les embarque et qu'ils en sentent les effets.
Là devrait être je crois le seul vrai enjeu des quinze jours à venir et des cinq ans qui s'annoncent. Au moins;

lundi 23 avril 2012

Du coeur à l'ouvrage

Eh bien moi, je suis bien content de mon vote :-)
Je me préfère vert en ce premier lundi jour d'après, que gris, ou noir.  Je me préfère en espoir qu'en déception.
Je ne me sens pas en gueule de bois, peut-être parce que j'ai apprécié que les électeurs soient finalement plus mobilisé que prévu. Peut-être aussi parce que de front en front, on baisse l'échine.
Un mien collègue, hollandiste forcené, se moquait de moi et de mon vote "minoritaire" et je lui ai dit préférer une minorité comme celle-ci qu'adhérer à des majorités comme celle-là.
Je suis de plus en plus convaincu que la solution par le haut est cette remise en cause profonde que nous demande Dame Nature, avec tout ce que cela peut, doit, va entraîner comme bouleversements dans nos quotidiens. Après tout, disais-je à mes gamins, nos anciens se sont adaptés à tout ;-)
Je suis depuis hier convaincu également que malheureusement, pour l'instant, la priorité des gens n'est pas là.
Trop de détritus devant les portes. Trop d'autres choses à pulser avant.
C'est dommage mais c'est ainsi. Je comprends, quelque part.
Bien sûr, le nouveau chiffon rouge qui va nous être agité devant les yeux pendant quinze jours me préoccupe, mais finalement, faut-il s'en étonner ? Et que lui dire, que penser ? Si ce n'est remettre l'ouvrage sur le métier. Diffuser et diffuser encore ce qui nous semble bon.
Dimanche, le matin, en journée, je me demandais quelle serait la surprise de ce scrutin. Il y a toujours une surprise.
Je penchais trop à gauche dans mon analyse.
J'avais capté les désirs d'extrême, mais pas pensé que ce fut cet extrême-là qui serait si tonitruant. Je le croyais non éteint, non endormi, mais mieux réparti, disons.
Je croyais que des Mélenchon et des Poutou feraient finalement autant ou plus que prévu.
Mais l'isoloir à ses secrets, y compris dans ma bonne ville, qui met Hollande devant mais d'un cheveu puisque talonné de près par le bleu et le bleu marine.

Tout cela me donne du coeur à l'ouvrage. C'est déjà ça.

Vu sur le net / Qui sont les Français

Une bonne question, finalement.
Les FrançaisPortrait d'une société - Martine Fournier

dimanche 22 avril 2012

Madame la république

Don't worry, be happy !

C’est la Journée Mondiale de la Terre





Cet évènement a été célébré pour la première fois le 22 avril 1970. Le Jour de la Terre est aujourd'hui reconnu comme l'événement environnemental populaire le plus important au monde.







Le fondateur de cet événement est le sénateur américain Gaylord Nelson. Il encouragea les étudiants à mettre sur pied des projets de sensibilisation à l'environnement dans leurs communautés. Aujourd'hui, le Jour de la Terre est célébré, à travers le monde, par plus de 500 millions de personnes dans 184 pays.


Extrait du site journée mondiale.com

samedi 21 avril 2012

Au pays des fossiles...

J'avais pas fait gaffe.
On nous parle tant finalement de ce 21 avril. 2002. Que j'avais pas percuté qu'on est précisément aujourd'hui le 21 avril. 2012.
Y'a juste un détail qui me chiffonne...
C'est ce 1 entre le 0 et le 2.
Ce 1 qui dit la dizaine. Ce 1 qui dit qu'on est en plein dans un choc post traumatique, finalement. Ce 1 qui change tout en ce qu'il ramène dix ans en arrière alors là-même qu'il serait bon d'être plutôt branchés sur les dix ans à venir.
Enfin, c'est mon avis ;-)
Ce 1 qui me dit qu'en 2022, dans dix ans, mes gamins auront 19 et 24 ans... Je ne me vois pas leur dire alors qu'il y a dix ans, c'était comme il y a vingt ans. Et ainsi de suite. Non, je ne me sens pas à leur dire cela. Je ne me sens pas à leur expliquer que pour conduire, il faut délaisser le pare-brise et braquer ses yeux sur le rétroviseur.

Conscience électorale

Gars de neuf ans demande en voyant la profession de foi des candidats à la présidentielle : A ton avis, François Hollande, ses soixante engagements, il en tiendra combien ?
Je ne sais pas, répond la maman.
Moi, je dis dix !

En avril... fil (7)


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