mercredi 18 avril 2012

Valeurs partagées



"Mes valeurs

Il n’y a pas de réussite durable en politique qui ne s’appuie sur des valeurs.
La première, c’est la vérité. Sans elle, il n’y a pas d’authentique démocratie.
Sans le sens des réalités, il n’y a pas de politique qui vaille. Je veux rendre au débat public sa dignité. La situation est trop grave pour que nous puissions nous payer de mots. Trop longtemps les Français ont été abusés par des images trompeuses, des rhétoriques faciles, des incantations mensongères. (…)
La deuxième valeur, c’est le mérite. Je dis bien le mérite. La République s’adresse aux talents, aux capacités, au travail qui doivent être récompensés. La société libérale fait l’éloge du risque, mais ses cartes sont truquées. L’égalité des chances, qu’elle proclame à tous vents, est un vain mot. En France, tous en principe sont égaux. Mais désormais certains le sont largement plus que d’autres. Sans cesse les avantages hérités, les réseaux de relations, les privilèges de fortune, faussent le jeu social. Les uns sont favorisés de naissance et les autres sacrifiés pour la même raison. Ma mission sera de rétablir le principe d’égalité sans lequel il n’est pas de république en France.
(…)
La troisième valeur, c’est la solidarité. On nous dit qu’elle coûte trop cher, qu’elle n’est que de l’assistance. Eh bien, je le proclame hautement : dans une République du XXIe siècle, tous ont une égale dignité. Les faibles, les défavorisés, les oubliés doivent être protégés, défendus et promus. Bien sûr, ils doivent fournir leur part d’effort. Les prestations, les aides, les subventions doivent être subordonnées à la responsabilité de ceux qui les reçoivent. Mais la France n’a pas le droit d’abandonner un seul de ses citoyens. (…)"


François Hollande, Changer de destin- Robert  Laffont.

Mes valeurs, extraits des pages 25, 26 et 27.

23 commentaires:

  1. Eh bien, il ne manque pas d'air ce François Hollande !!!
    La vérité ?... sur l'état de nos finances pour tenir son programme ?
    Le mérite ?... qui lui fera payer les fonctionnaires (augmentés d'au moins 60000) sans contrepartie d'efficacité ?
    La solidarité ?... qui le fait monter les citoyens les uns contre les autres depuis des mois ?
    A gerber ! Et des gogos se laissent encore avoir.
    Je ne développe pas plus, ça m'écoeure trop. Plus hypocrite qu'eux, tu meurs.

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    1. Provoc pour faire réagir ou tu penses vraiment cela ?
      Je suis étonné. Sur la vérité et le mérite, passons. Mais sur la solidarité, je m'étonne, j'ai l'impression que tu parles d'un autre.

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    2. Bah c'est mon refrain habituel pourtant. Les bien-assis, fonctionnaires et autres emplois garantis ne doivent pas être confortés mais on doit les obliger à PARTAGER. C'est ça la solidarité.

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    3. J'ajoute qu'à créer le rapport de force en critiquant systématiquement le camp d'en face, ça ne rapproche pas les citoyens, ça les incite au combat, à la compétition, plutôt qu'au partage.

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    4. Tu en es la preuve, d'ailleurs. On a tous notre "camp d'en face" finalement :-)
      Depuis que je te lis, fonctionnaire, c'est un gros mot.
      Personnellement, ce mot ne me dérange pas.
      Car je pense non à celui a le job mais à celui à qui sert le job.
      Je pense service public.
      Je pense que certains métiers ont besoin de temps pour eux, car ce sont des investissements, même si ce n'est pas mesurable.
      Maintenant, que des tris soient à effectuer, que des réflexions soient à engager, que des organisations soient à revoir, j'en suis le premier convaincu.
      A condition qu'on sorte de la dictature de la calculette et qu'on soit sur une réelle ambition de service public.
      Rien que cela, c'est d'ailleurs un projet de société !
      L'autre jour en rase campagne, j'ai vu une voiture de la poste.
      Elle apportait le courrier.
      Je me disais, ça, le privé, il le fait pas. Ou il le fait cher.
      L'autre jour, en rase campagne, j'ai vu des types installer de la fibre optique.
      Je me disais, ça le privé, il le fait pas. Ou il le fait cher.
      Etc.

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    5. Pourquoi assimiles-tu service public à fonctionnariat ? Je n'ai rien contre le service public. Mais j'ai tout contre l'immobilisme, les corporatismes, les conservatismes. Ils ne servent que certains et empêchent d'autres de grandir. Au nom de quoi, le salarié de la superette du coin doit-il vivre un quotidien précaire quand son voisin, sous prétexte qu'il a réussi un concours un jour se voit gratifier d'une rente à vie ? Je hais les statuts protégés (et pas les fonctionnaires). A eux, je reproche seulement de ne pas admettre qu'ils sont des privilégiés, de ne pas voir cette flagrante injustice.
      C'est qui mon camp d'en face à moi ? Je ne vois pas. L'incohérence peut-être. Oui, c'est ça mon "camp d'en face c'est l'incohérence, l'hypocrisie, la malhonnêteté intellectuelle, la manipulation et la liste est longue si on accepte de se situer sur ce plan.

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    6. Le camp d'en face de claudio ? Le monde entier qui ne comprend rien à la Vérité que seul le grand et pur claudio détient ?

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    7. Ce serait intéressant de savoir qui publie en mon nom ici. Et pour dire du mal de moi en plus. Marrant et pas malin.

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    8. Ah ben je comprends mieux ce que je ne comprenais pas.
      Je voyais pas pourquoi tu écrivais cela, c'était même un poil flippant. Mais si toi c'est pas toi, effectivement, pas malin et très con.
      Lendemain de cuite ? ;-)

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    9. Pareil que Didier.

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  2. Je ne répondrais pas, cela a été fait sur un autre blogue. Juste te dire que je ton attitude et tes mots irrespectueux m'attristent.

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  3. Un peu d'histoire ici:
    http://www.pauljorion.com/blog/?p=36065

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  4. http://leplus.nouvelobs.com/contribution/525904-melenchon-plutot-qu-hollande-le-vote-utile-c-est-le-vote-front-de-gauche.html

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    1. Le genre de billet qui me fait dire que le vote utile, chacun le voit finalement à sa porte ;-)
      Avec plein de bons arguments :-)

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  5. @Ludivine
    J’ai lu avec intérêt l’article en 10 points de de Thomas Maurice.
    C’est un point de vue à mettre en regard d’autres (lire http://boymottard.wordpress.com/2012/04/17/plaidoyer-pour-un-vote-responsable/) et à verser à la réflexion, notamment de celles et ceux qui hésitent entre le vote Hollande et celui Mélenchon ou d’un autre candidat(e).
    Pour ma part, plus que le risque 21 avril 2002, ce sont sur les capacités à rassembler qui dicte mon vote cette fois. Je n'ai donc pas fait cette fois mon choix comme de coutume qui veut qu’au 1er tour on choisit et au 2ème on élimine.
    Une élection présidentielle n’est pas que rassemblements populaires, c’est choisir un rassembleur qui remettra (c’est mon espoir) les valeurs humaines (pour ne pas dire humanistes) si malmenées ces derniers temps au cœur de la politique française et de la vie quotidienne. Pour moi cette fois, il a pour nom François Hollande.

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    1. Je ne sais pas pourquoi mais, personnellement, réduire la présidentielle à "choisir un rassembleur", franchement, ça m'embête.
      Ca me fait loucher et zoomer là où j'ai envie de plan large et d'horizon.
      Ca pue la stratégie, ce "rassemblement".
      Ca transforme en consensus les convictions, ça mouline mollement là où on se demande si ce n'est pas d'avis tranchés et de pari sur l'avenir dont on aurait besoin.
      Dont on aurait envie.
      Sarko a fait cela, quelque part. C'est indéniable. Pour ses 18% d'électeurs, il a été cohérent :-)

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    2. "J'aime" comme on dit ailleurs.

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    3. Je ne vois pas cela comme toi LP.
      Je continue de penser que le 1er tour doit servir à voter pour des idées, un programme. On fait entendre sa voix. On ne joue pas les stratèges. Je ne peux pas voter dès le 1er tour pour un candidat qui va nous mener vers les mêmes heures sombres que celles que vivent les Grecs, les Italiens et les Espagnols.

      Le second tour vient en second par définition. Une temps pour chaque chose.

      Comme Didier, je crois que la France, l'Europe, le monde a besoin d'avis tranchés et de pari sur l'avenir, pour l'avenir.

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  6. Ce matin, j'ai lu dans Le Monde (version papier) un texte signé Yves Simon.
    Du maniement de la langue française superbe, du réalisme et de la poésie, du beau!
    Je ne sais pas à cette heure s'il est possible de lire ce texte sur le Net.
    Je chercherais ce soir, sinon c'est page 20 de l'édition datée du 20.

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  7. Suite de mon commentaire précédent avec le lien vers le texte d’Yves Simon :
    Voici un lien vers HTML.net

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