lundi 15 novembre 2010

Défaut de confiance

On lira, entendra, notera plein de choses à propos de ce gouvernement et de ce remaniement.
Je ne vais pas commenter cela. Parmi la flopée de trucs sur le sujet, Causeur est pas mal...
Personnellement, je me suis juste fait cette remarque :
Ce gouvernement, ce président, cet "état", et bien, plus ça va plus ils me donnent l'impression d'avoir peur des gens. Font en catimini, lorsqu'il n'y a personne en face, jouent sur les week-ends, les vacances, les saisons. Affichent pire qu'un mépris, finalement : une indifférence feinte, un déni. Pas bon. Pas bon du tout.
Par gens, je veux dire vous, moi, nous.
Ils affichent le contraire, bien sûr. Ils usent et abusent de leurs "pouvoirs" ou plutôt des leviers qui sont à leur disposition. Mais ils ne m'ont pas l'air serein dans leur manière de faire. Pas "francs du collier".
Je dis souvent en déconnant, le problème de nos politiques en France, c'est le peuple.
Nous sommes chiants, nous autres. Vraiment. Cela me paraît être bon signe...
La confiance, nonobstant, ce n'est pas rien.

dimanche 14 novembre 2010

La mésange bleue

Passent passent les semaines
Amours s'en vont
Amours s'en viennent
Passent les jours
Passent les saisons
Vont les nuits pleines de rêves
On ne voit rien on croit connaître
Filent nos joies
Nos épanchements
Tout est là se tient au soleil
Tout soudain s'enfuit tout s'élève
Quelque affaire nous tient le coeur
O n n'aime plus d'amour

J'ai voté dans un bureau vide

Ce matin, je suis allé dans mon bureau de vote habituel.
Nous étions bien dimanche.
Pourtant, il était fermé.
J'étais seul, avec pour compagnie des feuilles mortes d'arbres voisins tombées.
Une étrange armée.
Je venais d'apprendre quelques heures plus tôt que le président de la République avait accepté la démission du gouvernement. J'en étais heureux. L'heure du renouvellement avait donc sonné. Je tenais évidemment à en être. Je me suis précipité pour donner ma voix. Evidemment.
Il n'y avait personne dans mon bureau de vote habituel. On ne m'avait rien demandé.
La démocratie, à moins que ce ne soit la République, sonnait le creux, et il me fallait m'y résoudre : assurément, je m'étais juste apprêter à causer dans le vide.
J'ai hésité à mettre un bulletin dans la boite aux lettres. Peut-être les gardiens de la démocratie, à moins que ce ne soit la République, font la tournée des popotes et ramassent les voix qui ici viennent se déposer.
J'ai regardé les feuilles mortes qu'un soupçon de vent faisait voltiger, sans queue ni tête, au petit bonheur la chance.
Il y avait plein de feuilles mortes, finalement, à bien y regarder, pendant que le bureau de vote affichait son air absent.

samedi 13 novembre 2010

Et c'est reparti !

D'ici quelques heures, le dossard 7807 partira pour 42,195 kms de course. Ce sera le cinquième Marathon et le troisième Nice-Cannes de votre serviteur.
J'ai décidé d'en faire deux par an, printemps et automne, et si ma santé et la providence sont d'accord, j'espère continuer jusqu'à être le doyen de la course. C'est dire si je peux attendre. Au moins 30 ans si je juge bien l'âge de certains coureurs. Encore une soixantaine de marathons donc. OK, je prends.
Cette année je me suis fixé un objectif de temps. Le premier Marathon, on se dit que le terminer ce serait déjà bien, puis, on se prend au jeu et on prend confiance.
Sur la même course, l'année dernière j'ai fait 04h 23' 38". C'était mon record.
Alors, l'objectif c'est de le battre. Pas trop. Pour garder une marge de progression. Si vraiment toutes les conditions décident de se réunir, je serais quand même très heureux de terminer en 04h 13' 10", ce qui équivaut à une vitesse moyenne de 10 km/h.
Et bien sûr, tout ça sans trop souffrir. Je n'aime pas souffrir.
Quand faut y aller, faut y aller !

Une belle histoire

Dernièrement, on m'a raconté cette histoire incroyable et vraie.
J'ai reproduit fidèlement les propos.
1976 ou quelque chose dans ces eaux là. Je bosse comme Educ depuis 4 à 5 ans quand je me prends le chou avec le Dirlo de la boite. On s'engueule à 8 h 30 et à 9 h pétante, je suis sur mon vélo, sac au dos à pédaler en criant: Vive la Liberté ! (j'ai fait ça toute ma vie).

Mot du jour : gentillesse

Caractère de ce qui est gracieux, charmant, agréable (à voir).
Tournure d'esprit agréable, charmante.
Qualité, comportement habituel, fait de délicatesse, de prévenance.
Parole, action qui manifeste la prévenance, la bienveillance, le sentiment amical (de quelqu'un).
Journée de la gentillesse, des liens ici.

Etymologie :  Emprunté au latin chrétien gentiles, subst. plur., désignant les païens par opposition au peuple d'Israël, au peuple de Dieu. Gentilis « qui appartient à la famille, à la race, au peuple » puis « relatif aux nations étrangères ». L'évolution de gentiles est parallèle à celle de gens, qui, après avoir désigné le clan, la famille, la nation, puis les nations étrangères au populus romanus, a été employé dans la langue d'Église pour traduire peuples. Aussi gens. 

vendredi 12 novembre 2010

La campagne, taille humaine

C'est une idée, thèse à laquelle je crois.  Mieux : sur laquelle je fonde quelques espoirs. Indépendamment d'internet, d'ailleurs.  Mais le net est un plus, assurément.
La campagne est-elle l'avenir de l'homme ? Le sauveteur de l'homo urbanus ?
Je me plaît à le croire. A l'envisager. Et même à l'espérer.
Parce que je pense qu'on respire mieux près des arbres, non loin des champs que dans des rues bondées ou des tours de béton.
Parce que je crois qu'au contact de Dame nature, on est moins dézingué dans son rapport à la vie que dans des univers de néons, de pavé.
Parce qu'enfin, les moyens modernes de communication et de transports peuvent permettre de redonner du lustre à une campagne, une province qui ne sont alors plus des bouts du monde ou des trous perdus mais des espaces à habiter.

jeudi 11 novembre 2010

Juste une question d'équilibre

C'est un signe des temps. Où chaque mot a son importance.
Surtout un 11 novembre ;-)
Il est souvent question de devoir de mémoire. Avec un internet, voilà qu'on évoque le droit à l'oubli.

Jules Mougin

Tu comprends ce que je veux dire, j’ai une idée fixe, elle, la guerre, la plus salope des saloperies ! Je pense à elle toujours, comme d’autres, des mil-lions d’autres pensent à leurs sous, à leurs vacances, à leur retraite, à leurs bons du Trésor, à la becquetansse, aux coucheries, aux moissons, à leur pe-tite peinture, à leur petite poésie, à leurs petites affaires. La jeunesse souffre. Oui, elle souffre. Alors, moi, Mougin, je suis avec elle.
Jules Mougin. (Ecrit au moment de la guerre d’Algérie).
Extrait du blogue : In girum imus nocte consumimur igni

Le facteur-poète troglodyte, figure de l’art brut et ancien proche de Giono et de Dubuffet, était aussi un antimilitariste viscéral, obsédé par la guerre, la mort et la révolte. Il a sa vie durant écrit, peint et «bricolé», comme il le disait, vivant longtemps dans une maison à Chemellier (Maine-et-Loire) dotée de caves troglodytiques dont il orna les parois, et où il reçut nombre d’artistes. «Il a fait avec les mots de la langue française ce que le Facteur Cheval a fait avec des pierres», résume Claude Billon, l’un de ses amis, qui lui a consacré une exposition rétrospective à Metz en 2005. ( Source AFP)

L'heure des responsables ?

Et si c'était l'heure des responsables ?
En ces temps troublés où les frontières des camps et des idées se floutent pour le bien du Bien, j'ai l'espoir qu'enfin le moment soit venu d'aller au-delà des discours en choisissant d'ÊTRE.
Sortir des rapports de force, des constats sans propositions, des combats pour le combat, des conflits puérils et stériles. Les divisions donnent toujours des résultats inférieurs au dividende quand les additions peuvent multiplier.
Si certaines périodes de l'Histoire nécessitaient des mouvements brusques et des renversements soudains, ce n'est plus le cas aujourd'hui, du moins sous nos climats démocratiques. Je sais bien, que certains s'évertuent à rendre la moindre micro-fissure aussi béante qu'une crevasse pour justifier qu'il y a danger et urgence à dénoncer. Je sais bien aussi, qu'il est des spécialistes de l'opposition systématique et du verre à moitié vide, celui dans lequel on se noie plus facilement ; quelques-uns en font même leur gagne-pain. Dommage.
Notre humanité ne peut bien se construire qu'en mettant à contribution tous les artisans. A chacun son parpaing, et les vies seront grandes, belles et fraternelles.
Et si c'était l'heure des responsables ?
Les révolutions d'aujourd'hui doivent se faire dans les têtes, c'est évident. C'est même devenu une banalité de le dire. Changeons, changez. Donnons, donnez. La part de chacun doit se faire comme elle se pense. Vivre comme on pense que chacun devrait vivre. Et pas seulement discourir.
Les mouvements de foule sont dangereux ? Évitons-les. "La pensée mise en commun est une pensée commune" disait le poète. Et le poète a toujours raison.
La responsabilité individuelle demande d'autres exigences, d'autres efforts mais a d'autres vertus et d'autres effets.
C'est l'heure de l'Humain. Je dirais même que c'est l'heure de l'Amour si je ne craignais qu'on me juge d'exalté, annihilant ainsi ma démonstration. Alors je le tairai.
Cessons nos enfantillages.
Gandhissons !

mardi 9 novembre 2010

Petite étincelle

On appelle cela une bluette, je crois.
Parfumée à l'eau de rose, tant qu'à faire. Et alors les couleurs se mettent à danser. De l'orange en barre et un coeur fondant.
J'ai donc regardé une bluette, l'autre soir. Et je me disais après coup, ben ça fait du bien, des fois, ces conneries. Ce que j'appelle bluette, en l'occurrence, ce sont ces films tous gentils, que l'on regarde tendrement, et qui font du bien parce que quelque part sans autre prétention que divertir.
Un plébiscite pour le temps de cerveau disponible.
Le dico précise qu'une bluette, c'est qui présente un caractère ardent, vif et léger, mais passager ou superficiel. Exactement ça !
En l'occurrence, le film narrait la destinée d'un fils de bonne famille, qui fait l'ouvrier quelques temps histoire de se forger le caractère avant de reprendre les rênes de l'entreprise. De fait, il va se le forger son caractère. L'amour passera par là. De ces amours qui partent bien, sont plombés par le malentendu (et le mensonge, un  peu) mais finissent par retomber sur leurs pattes à la fin.
Superficiel et léger, chantait en son temps Michel Berger.
Image piochée ici.

lundi 8 novembre 2010

L'embouteillage

L'embouteillage était monstre. La capitale azuréenne avait un air de fête et de défaites. Deux présidents s'étaient donné rendez-vous sous les ors de la Côte, les flashs des journalistes et le plus naturel des projecteurs. Le reste de la ville grouillait et bouillait d'être à la merci d'un spectacle qui ne lui rapportait rien. Il savait aussi que demain, une autre mascarade battrait le pavé entonnant un chant du cygne ridicule et inutile. Le reste de la ville subissait les restrictions et les embouteillages.
Mais, à quelque chose malheur est bon et l'inextricable désordre allait nous le prouver avec une délicatesse infinie.
La Micra ne bougeait plus depuis dix bonnes minutes. Sa propriétaire, coude à la portière et yeux dans le vague était également figée. Absente, résignée, elle était plantée là et ailleurs en même temps. Sur la voie d'en face le motocycliste observait. C'était son métier, observateur. Scrutateur même, disaient certains et inquisiteur ajoutaient les moins assurés. Qu'importe, son regard ne pouvait plus quitter cette bouche généreuse, ce nez parfait, ces yeux noirs, ce visage fatigué, triste et chiffonné, cette main aux doigts de reine soutenant un front frangé. La Cléopâtre du boulevard Carnot était trop belle pour rester triste et trop triste pour rester seule.
Il osa : Bonjour Madame, puis-je vous offrir un Doliprane ?
Il avait fait mouche. Le visage laissa apparaitre une éclaircie et, déjà, la brasserie du carrefour déroulait le tapis rouge.
Un Perrier-citron et une conversation douce firent office de paracétamol et une heure plus tard le monde avait changé.
Les bouchons, les présidents et les maux de tête avaient disparu comme par enchantement. Les Micra et les deux-roues s'étaient laissés pousser des ailes. La conversation avait fluidifié la vie prouvant que l'échange était huile essentielle.

dimanche 7 novembre 2010

Carmina Burana



L'œuvre d'Orff est fondée sur 24 poèmes médiévaux tirés d'un recueil appelé Carmina Burana. Ce nom signifie littéralement: "Poèmes de Beuren" ou "Chants de Beuern", en référence au monastère de Benediktbeuern, où ont été trouvés les manuscrits. (...)
Le livret contient des textes en latin, moyen haut allemand et très vieux français. Les sujets, profanes, sont nombreux et universels : la fluctuation constante de la fortune et de la richesse, la nature éphémère de la vie, la joie apportée par le retour du printemps, les plaisirs de l'alcool, la bonne chère, le jeu, la luxure, etc. (...)
Ce n'est que depuis 1950 environ que l'on s'est intéressé à redécouvrir les musiques du Moyen Âge, malgré les tentatives de musiciens comme Jacques Chailley et la résurrection du grégorien par l'Abbaye Saint-Pierre de Solesmes, leurs interprétations et leurs instruments, grâce notamment aux musiques ethniques de tradition orale.
Source : wikipedia.

Dédicace à madame, qui est de concert ce dimanche soir.

Boite à musique (du dimanche)

En ce moment, dans ma boite à musique, une clé USB en fait, quelques pépites classées en trois catégories.
Si vous voulez découvrir ou vous laisser tenter, allez tendre l'oreille du côté de Deezer :-)
Français : Véronique Sanson et Louis Chédid, comme des retrouvailles du futur. Les paroles de Abd Al Malick (château rouge) et de Grand corps Malade (Troisième temps). Les dernières livraisons de Fabrice Mauss, Raphael, Florent Marchet. Rayon découvertes : Marie tout court et Martin Rappeneau. Rayon dézingué : la Coterie, une émanation des Têtes Raides. Enfin, Red Cardelle sort un nouvel album. Le tout avec les anciens toujours présents, surtout avec l'automne (Bashung, Manset, Thiéfaine).
World, Jazz : oreilles qui se pâment avec Trio Joubran, Avishai Cohen, Dafher Youssef, Tou Sun Nah, I Muvrini, Afrocubism (étonnant croisement latin et Africain). Coup de coeur pour les voix de Asa, Mavis Syaples et Krystle Warren. Un petit dernier : Tigran Hamasyan, pianiste talentueux, découvert lors d'un concert.
Rock and co : Coup de coeur pour Belleruche, Carl Barat; Lunt, Patrice et Aloé Blacc. Découverte : Migala. Ravissement avec la nouvelle livraison de Neil Young. Itou pour Yoav et KT Tunstall. Etonnnement avec Nina Hagen.
Et vous, z'écoutez quoi en ce moment ?

Compassion

Trouvé sur l'encyclopédie de l'Agora un dossier sur la compassion. Charte à l'appui.
Bien aimé lire ce qui suit (tout le texte est là) :
En présence du ce monde mauvais, où la douleur corrompt toute joie, où la mort a le mot définitif, où notre destinée apparaît comme une tragicomédie mise en œuvre par un génie malfaisant qui trouve son bonheur à nous torturer, quel sentiment peut éprouver l'homme raisonnable et sage ? Un sentiment d'une double nature : un profond mépris pour la vie humaine, pour la décevante Maïa qui cherche à le traîner d'illusions en illusions toujours plus dérisoires, en même temps qu'une immense compassion pour ses frères, pour tous les damnés de la vie, à n'importe quel degré de l'échelle.  En un mot, l'homme doit en arriver à donner accès dans son cœur à la sympathie, « cet étonnant, on pourrait dire ce mystérieux passage de nous-même dans un autre être, qui supprime les barrières de l'égoïsme et transforme en quelque sorte le non moi en moi. C'est donc le sentiment moral par excellence, un lien par lequel et dans lequel nous sentons que nous sommes tous frères. Éprouver de la compassion, c'est devenir un être moral. Sympathiser avec la nature entière, c'est le véritable état du sage sur cette terre... Une compassion sans bornes à l'égard de tous les être vivants, voilà le plus solide, le plus sûr garant de la moralité ; avec cela, il n'est pas besoin de casuistique. Celui qui en est pénétré ne blessera sûrement ni ne lésera personne, ne fera de mal à personne, mais il aura bien plutôt des égards pour chacun, pardonnera à chacun, aidera chacun de tout son pou-voir, et toutes ses actions porteront l'empreinte de la justice et de l'amour du prochain. Auguste Dietrich.

jeudi 4 novembre 2010

Côté foot

Trouvé sur le net :
Dans une étude réalisée conjointement par l'UCPF (Union des Clubs Professionnels de Football) et le cabinet Ernst & Young, il est démontré l'importance du football professionnel dans l'économie française. Le foot génère en effet 25 000 emplois ainsi qu'un chiffre d'affaires total de 4,3 milliards €.
Les 40 clubs professionnels sollicités pour l'étude réalisent à eux seuls 29% de ce total (1,3 milliard €). L'apparition de nouvelles ressources, comme les droits TV, ont progressivement permis au football professionnel de se libérer de la dépendance de l'État. On apprend ainsi que le montant des subventions publiques est de 37 millions € pour la saison 2008/2009. A titre de comparaison, il était de 66,6 millions € en 1995/1996.

mercredi 3 novembre 2010

Le bonheur est dans l'après

3,7. 3,7 millions de personnes. Qui ont regardé la première chaîne. Et découvert l'émission "Qui veut épouser mon fils".
Paraît même, ai-je lu ici, que c'était couru d'avance. Que ce programme cartonnerait. Bien que tout le monde ou presque trouve cela débile.
Je ne sais s'il faut en rire ou en pleurer.

lundi 1 novembre 2010

Le nouveau continent

Après demain, il sera dans l'autre vie et s'il n'y pense pas encore trop, il ne pense qu'à cela.
30 ans d'une vie, et puis après-demain qui viendra au petit matin enclencher 30 ans d'une autre vie, peut-être 40 ans, même, qui sait. Après-demain, il en aura terminé et autre chose pourra commencer.
Il dit ne pas s'inquiéter. Il a envie de s'intéresser à tellement de choses !
Il dit vouloir prendre son temps et l'on sent bien que ce temps, ce temps qu'il va pouvoir prendre, ce temps qu'il va pouvoir posséder, croit-il, c'est le luxe qu'il s'offre. Le cadeau qu'il se fait.
Après demain, il met le cap sur un nouvel océan, vers un nouveau continent. Son nom : possible.
Cela fait quelques semaines maintenant qu'il se vautre dans les mille et un sens du mot possible. Il en fait récitation. Ripaille. Les yeux rient. Les dents claquent. Les mains massent. Les pieds piaffent.
Possible : Qui remplit les conditions nécessaires pour être, exister, se produire sans que cela implique une réalisation effective ou que l'on sache si cette réalisation a été, est ou sera effective. 
Possible : Qui peut être, exister, se produire; faisable, réalisable. Que l'on peut faire, exécuter, réaliser. Qui répond à ce que l'on en attend; qui est acceptable, convenable, supportable. 
Possible : qui existe en puissance; potentiel, virtuel. Qui a quelques chances de se produire ou de se faire sans que l'on sache si et quand cela se produira ou se fera. Qui a des chances d'être ou de devenir tel. 
Choses possibles; potentialités, virtualités. Ce qui a quelques chances d'être ou de se produire sans que l'on ait de certitude à ce sujet.
Il se délecte. Il imagine la plume qui voletille dans les airs et qui prend son temps avant de s'installer sur le sol. Il la voit aller de gauche et de droite, en douceur. Il n'est pas sûr qu'elle tombe, d'ailleurs. Elle vole.
Il l'a longtemps aimé ce mot, possible. Il en a fait son quotidien, son continent, son carrefour, son champion. Voilà que après-demain, il sera son avenir.  A écrire. En toutes lettres. Enfin ?

dimanche 31 octobre 2010

Le temps...

C'est un peu une journée du temps, aujourd'hui.
Du temps qu'on recule, comme le rappelle ici Louis-Paul : Pendule.
Du temps qu'on commente, comme lu sur le site inventerre : Les paradoxes de notre temps.
Du temps...
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