mardi 6 mars 2012

Twit ô mon twit

Léon a soupiré ce matin. En prenant connaissance de cette « information » qui lui rappelle si besoin était qu’en toutes choses, il est nécessaire de relativiser.
20 132 562 personnes "suivent" la chanteuse Lady Gaga sur le réseau social Twitter.
Un record pour Twitter et l'extravagante star, néanmoins concurrencée par le redoutable Justin Bieber et ses 18 millions d'abonnés.
On a les priorités qu'on peut. Léon va se remettre au biniou.

Questions existentielles

Le père de Léon a une question qui a toujours interpellé Léon.
Cette question est : Tu es vraiment né à quel âge ?
Léon trouve que l'air de rien, c'est une incroyablement bonne question, pas si simple que cela en vérité.
Léon en effet a remarqué que l'on avait deux manières de répondre, avec pas le même résultat.
La première, c'est instantanément. Question, clac, réponse.
La seconde, c'est en prenant le temps de la réflexion. Question, réflexion, réponse.
Et alors c'est loin d'être évident.
Léon a pour sa part prolongé la démarche, en s'inventant une autre question, tout aussi pas si simple :-)
Cette question est : Là, maintenant, tu as quel âge  ?
Léon vous invite bien sûr à jouer.

Vu sur le net / L'Odyssée de Cartier

C'est de la pub mais fichtre, c'est de l'art aussi !



Beau film qui raconte l'histoire de la marque : la rue de la Paix et la place Vendôme, la panthère, emblème de Jeanne Toussaint, la grande dame de l'histoire de la maison Cartier, l'avion d'Alberto Santos-Dumont pour qui fut créée la première montre-bracelet, la triple alliance conçue par Jean Cocteau, et l'expansion en Chine, en Inde...

lundi 5 mars 2012

Détritus abrutitus

C'est un petit coin de verdure situé non loin de la départementale. Prairies, arbres, haies jouxtent le canal. Léon y passe, certains matins et aujourd'hui, juste avant le pont, son œil a été attiré par des taches blanches.
Quelques jours plus tôt, des malotrus sont venus se délester de leurs sacs poubelles divers et variés.
Léon n'aime pas quand la nature est ainsi souillée.
Pour lui, c'est loin d'être un détail. C'est même très révélateur d'un état d'esprit. On se débarrasse. On laisse derrière soi ses merdes. Et basta. Insupportable. Dans la foulée, on trouvera normal sans doute d'envoyer des scolaires nettoyer les berges afin d'être citoyens. Ou l'on paiera des agents de la mairie pour ramasser. Puis l'on râlera, de payer trop d'impôts.

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 (c) Photos Libres

Ce n'est pas simple de nager

Le fils de Léon a un gros problème, le lundi.
Il a piscine. Avec l'école. Les enfants ont été répartis en plusieurs groupes. Le fils est dans le premier, il en est fier. Mais il n'arrive pas à suivre, il en est malheureux. Il n'ose pas demander à changer de groupe. Léon trouve cela d'autant plus fascinant que rien ne dit que la trouille soit de choper l'enseignant. C'est peut-être lié au regard des autres élèves, ceux du groupe un, la crainte d'être moqué, par exemple. En attendant, c'est appréhension le dimanche matin, crainte le dimanche soir, mal au ventre le lundi au réveil.
Ce n'est pas facile, de grandir, se dit Léon. Qui note la métaphore. Nager dans ce vaste monde...

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(c)Photos Libres

Vu sur le net / Indignés : les nouvelles formes de protestation

Quatre années après la crise financière de 2007-2008, nous vivons une autre crise : celle de l’endettement, entamée avec la crise grecque, crise monétaire et donc politique. Dans une économie sans croissance, dans des pays européens à la dette souveraine écrasante, la population prend conscience qu’il faut s’attendre à des événements graves. Souvent dans une situation économique dramatique – le taux de chômage des jeunes en Espagne dépasse 40 % –, cette population retire sa confiance aux gouvernements. Or, dans ce contexte, il n’y a pas eu de soulèvement syndical ni de réponse politique.

Lire l'article ici : Indignés : les nouvelles formes de protestation - Justine Canonne

Citation


Le timide a peur avant le danger le lâche au milieu du danger le courageux après le danger
Johann Paul Friedrich Richter
(Mieux connu sous le pseudonyme de Jean Paul Richter)

dimanche 4 mars 2012

Neuf semaine avant...

 Léon a acheté par curiosité, et aussi par militance parce qu'il aime bien accompagner les initiatives lorsqu'elles créent de nouveaux médias, le journal "Neuf semaines avant les élections". Qui, cette semaine, deviendra "Huit semaines" et ainsi de suite. Coût : 1,50 €. Le journal se pose comme celui "qui ne parle pas des candidats".
Léon a bien aimé ce canard dont la une clame que la France s'impatiente. Il y a pas mal de choses à lire parfois dans des formats qui dépassent l'entendement en ces temps de brèves à outrance. C'est dit de manière décalée.
Le milieu du journal est un dessin assez impressionnant et tout aussi impressionniste. Un homme sur sa croix, qui fonce vers une muraille, il est entouré de murs...
Dans le prochain numéro, il sera question de l'ogre administratif.
Bigre !
En savoir plus ? Léon vous propose ce lien : cliquez ici. Et celui-là.

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Le ruisseau

Ô que je m'en souviens, de ce petit ruisseau. Que je l'aimais, quelles que soient les saisons.
Comme on s'y glaçait les os, et les mains, et les pieds, à mesure qu'on s'acharnait à le faire chemin, où a en détourner le cours, avec de frêles constructions de bois, quelques branches, un peu de mousse, quelques cailloux.
Ô oui, comme il faisait froid les pieds dans l'eau, et que nous cheminions, aventuriers arrachant tant bien que mal feuillages et ronces, à l'abri des poissons et des limaces, nous écorchant la peau, gouttes de sang qui suintaient et que nous ramenions trophées.
C'était derrière le champ qui était de l'autre côté de la route qui était devant la maison.
Nous n'avions pas encore toutes ces années derrière nous, pas encore ces cicatrices à venir.
Un dimanche après-midi suffisait, c'était tout l'univers, qu'il fasse soleil d'été ou ciel bas d'automne.
Les champs riaient. Ils étaient remplis de rigoles dans lesquelles parfois nos chevilles vrillaient au détour d'un match de foot qui n'avait de foot que le ballon, tant il fallait dompter les éléments, herbes folles, boues tactiles, poteaux carrés et pieds hésitants.
La terre était rouge quand elle n'était pas boue. Il y avait de la mousse le long des arbres.

Source d'inspiration

 

Hubert-Felix Thiéfaine

Léon est content, ce matin. "SON" Hubert-Félix Thiéfaine a remporté deux victoires de la musique.
Si Léon était monté sur une scène pour lire une lettre ouverte qu'il aurait adressé à cet artiste, il aurait lu ceci :

Mon cher Hubert-Félix
Je suis très heureux que tu aies gagné.
Mais tu sais comme moi que si c'est cerise sur le gâteau, ces victoires, ni toi ni moi ni tous ceux qui t'accompagnent dans ta route depuis tant d'années autant que tu nous accompagnes dans la nôtre, la valeur n'a pas attendu le nombre des années.
Tu as mis de l'eau dans ton vin, et c'est rien de le dire.
Tu as rallié à toi de nouveaux suffrages. Nous savons que la vérité est ailleurs. Elle est plus profonde que cela et c'est tant mieux. Prenons les paillettes. N'en faisons pas tout un plat. Réjouissons-nous. Simplement.
Cher Hubert-Félix, puisque tribune enfin s'offre et que micros se tendent, je sais d'ailleurs que tu n'aimes guère ce registre parce qu'il ne dit pas les bois, les montagnes et les saignements, permets-moi simplement de te confier que si beaucoup t'ont et depuis longtemps catalogué chanteur morbide, et si, permets-moi également de te le confier, quelques unes des miennes relations m'ont parfois rallié dans ma fidélité indéfectible à tes productions, y compris les moins probantes, me disant, ah tiens, il bouge encore celui-ci, pour moi, tu es tout simplement l'ami qui susurre à mes oreilles, le compagnon de longue date qui sait dans un langage à nul autre pareil ouvrir des brèches dans les tamis, creuser des sillons dans la chair. M'expliquer le monde. Me montrer la vie. Un guide. Tu incarnes pour moi l'artiste, qui branche ses radars pour tout capter.
Au fil des années, je me suis aperçu que lorsque je t'écoutais, faisant tourner en boucle quelques uns de mes best of à moi de tes chansons à toi, c'est et c'était dans des moments de ma vie où je me sens et me sentais bien.
C'était comme le désir de partager ces moments avec un ami dont j'étais sûr de l'oreille, sûr de la parole.
Tu es de ceux qui m'ont donné envie de lire. Envie d'écrire. Qui m'ont fait aimer la musique, la chanson, le rock.
Je me suis souvent rêvé parolier, rien que pour t'arriver à la cheville. J'ai assumé grâce à toi une part de poésie que sinon je cacherais honteusement dans mon manteau.
Je pense que tu as tout compris et depuis longtemps des hommes, des femmes, de la société, du monde. Et tu le dis sans relâche, trouvailles de mots en bandoulière. Je pourrais rien que dans cette lettre multiplier les formules empruntées à tes chansons. A quelques uns de tes brûlots. Mais je n'en ferai rien. Cela reste entre nous.
J'ai souvent rêvé te rencontrer, te parler, poursuivre l'échange par-delà la scène et les disques, par-delà les chansons, poser mes yeux là où tu poses les tiens, regarder la forêt, sentir l'humus, croquer des champignons. Mais je ne bois pas. Je ne fume pas. J'ai toujours eu crainte de ne tenir pas la distance. Je suis épaté de te savoir aller si bien.
Je suis heureux que tu sois salué parce que tout simplement tu le mérites.
Tu nous a donné ta vie. Tu l'as offerte en partage. Et si tu te réclames souvent en Ferré, pour moi, tu es voisin de Brel. Ce n'est pas rien !
Je t'embrasse et te dis encore !
Bien à toi
Léon.

Déclaration d'impôt



Léon, en lisant quelques articles évoquant les présidentielles, se disait en ce dimanche matin qu'à tout choisir, il préférait être considéré comme un contribuable que comme un usager. Comme un participant de la grande affaire commune qu'est la collectivité que comme un consommateur de services publics.
Comme un citoyen, autrement dit.
Membre du peuple.
Il s'en sent honoré.
S'il n'y pense pas tous les matins en se rasant, déjà parce qu'il ne se rase pas tous les matins, n'en déplaise parfois à quelques uns de ses collègues qui ne peuvent s'empêcher la remarque, Léon aime assez ce qui est écrit dans la constitution française. Cette idée que l'impôt n'est pas un gros mot puisqu'il permet à chacun, en fonction de ses capacités contributives, de participer à la vie de la nation. Si c'est aussi compliqué que cela, c'est aussi simple que cela, pense Léon, qui n'a du reste jamais vraiment compris pourquoi peu à peu la TVA est devenue la machine à recettes de l'état et pourquoi l'impôt sur le revenu, lui, a été baissé tout au long de ces dix dernières années. Pour Léon, cette histoire d'impôt, c'est l'un des grands malentendus de l'époque. Il entend souvent des gens évoquer cela, dire je paie mes impôts. Comme si c'était un dû. Comme si cela derechef mettait l'autre en situation de devoir quelque chose. Mais tout le monde paie ses impôts. Même ceux qui n'ont pas de revenus. Ou pas assez. Léon se demande pourquoi ce malentendu est tellement entretenu. A qui profite le crime ?

V !!!



HFT.

Un portrait ici.

Une réaction de fan depuis toujours là. Une autre ici.

L'interview récemment publiée par Télérama, sur l'air du "Je suis un chanteur engagé mais je n'engage que moi" et du "Je suis l'ado qui ne veut pas mourir idiot". C'est là. Quelques moceaux choisis ci-dessous.

samedi 3 mars 2012

Notes de l'hebdomadairité (3)

[écrire un fragment de trois à cinq lignes pour les sept jours passés]


Samedi
Et soudain, se costumer. Pour certains changer de peau. Pour d'autres en rajouter une. 
Dimanche
Et alors, se lever. Soulever la carcasse. Croire la tignasse. Chercher ses godasses. Gorges âpres. Tempes nouées. Lendemain. Ôtez les costumes et sortez à poil. 
Lundi
Et alors, la route reprendre. Même chemin. Noter des différences tout de même. L'hiver se voit nettement dans le rétroviseur.
Mardi, Mercredi, Jeudi, Vendredi
Bénir le temps de midi, faire la pause, prendre la pause.
Et alors, se poser. Bien au nid. La sieste fait comme des clins d'oeil aux nuits. Fait passerelle. Entre deux rives.



Notes de l'hebdomadairité (3)

[écrire un fragment de trois à cinq lignes pour les sept jours passés]


Samedi
Et soudain, se costumer. Pour certains changer de peau. Pour d'autres en rajouter une. 
Dimanche
Et alors, se lever. Soulever la carcasse. Croire la tignasse. Chercher ses godasses. Gorges âpres. Tempes nouées. Lendemain. Ôtez les costumes et sortez à poil. 
Lundi
Et alors, la route reprendre. Même chemin. Noter des différences tout de même. L'hiver se voit nettement dans le rétroviseur.
Mardi, Mercredi, Jeudi, Vendredi
Bénir le temps de midi, faire la pause, prendre la pause.
Et alors, se poser. Bien au nid. La sieste fait comme des clins d'oeil aux nuits. Fait passerelle. Entre deux rives.



Friche ô ma friche

Léon, s'en revenant de faire ses courses, est passé devant ce qui était il y a quelques mois encore un petit supermarché.
L'enseigne a déménagé, construisant un peu plus loin son nouveau temple lumineux et d'orange teinté.
Léon s'est une fois encore offusqué de cette "ruine" laissée-là en l'état, délaissée, délabrée comme il se doit.
Il trouve cela insupportable et pense qu'une enseigne qui quitte ainsi un endroit pour aller un peu plus loin sûrement parce que c'est mieux devrait dans son programme être obligée de détruire elle-même l'ancien bâtiment.
Trop facile sinon.
Et coûteux pour le contribuable. Bien souvent, en effet, ce sont les communes ou les intercommunalités qui "récupèrent" ces lieux à charge pour elles de détruire ou de recycler.
A charge pour nous, se dit Léon. Pénible.

L'après

Ce que je n'aimais pas, c'était après. Après après. Après le concert. Après le temps des sourires, des bravos, des dédicaces. Je m'étonnais toujours qu'on ne comprenne pas plus à quel point j'étais fatigué, alors. Au-delà, je veux dire. Plus loin que la fatigue. Je ne sentais plus mon corps, ma voix, mes jambes me tenaient à peine. Je faisais de mon mieux. Et puis je tenais aussi parce que je redoutais cet après que je n'avais jamais vraiment réussi à dompter. Ce moment qui est comme une porte qui se referme. Ce moment amplifié par toutes ces portes qui se referment presque en même temps. Nous nous étions dits bonne nuit, à demain.
Souvent, je restais dos contre la porte.
Souvent, je me laissais tomber.
Le vide me tombait dessus. Il était rempli de silence. Rempli de la ventilation. Rempli de moi alors que je me sentais expurgé de tout.
Les gens imaginent toujours des choses. Même les proches. Beaucoup pensaient qu'on n'avait qu'à lever des filles et s'épuiser en dessinant sur leurs corps avant de s'effondrer et de se réveiller sur les coups de midi. Ce fut quelques fois le cas. Mais la plupart du temps, je me cognais cet océan de rien et je me sentais désemparé face à lui. J'avais tout essayé. Ecrire. Lire. Regarder la télé. M'endormir. Téléphoner. Surfer sur le net. Prendre un bain. Je ne faisais que me crever les yeux.
J'étais allé voir quelques psys qui tous m'avaient invité à la même chose, finalement. Accepter la situation. Accepter de me coltiner à moi-même. Je n'en avais ni l'audace ni l'énergie.
Les tournées étaient terribles pour moi. Ces villes, ces hôtels. Ce n'était pas la route, le pire. Ce n'étaient pas les balances et les courbettes le soir. Ce n'étaient pas les collations. Même les élus locaux qui parfois venaient faire un saut ne me dérangeaient pas.
Cet après, pour moi, chaque soir, c'était une mort.
J'étais fatigué de claquer ainsi tous les jours.

L'après

Ce que je n'aimais pas, c'était après. Après après. Après le concert. Après le temps des sourires, des bravos, des dédicaces. Je m'étonnais toujours qu'on ne comprenne pas plus à quel point j'étais fatigué, alors. Au-delà, je veux dire. Plus loin que la fatigue. Je ne sentais plus mon corps, ma voix, mes jambes me tenaient à peine. Je faisais de mon mieux. Et puis je tenais aussi parce que je redoutais cet après que je n'avais jamais vraiment réussi à dompter. Ce moment qui est comme une porte qui se referme. Ce moment amplifié par toutes ces portes qui se referment presque en même temps. Nous nous étions dits bonne nuit, à demain.
Souvent, je restais dos contre la porte.
Souvent, je me laissais tomber.
Le vide me tombait dessus. Il était rempli de silence. Rempli de la ventilation. Rempli de moi alors que je me sentais expurgé de tout.
Les gens imaginent toujours des choses. Même les proches. Beaucoup pensaient qu'on n'avait qu'à lever des filles et s'épuiser en dessinant sur leurs corps avant de s'effondrer et de se réveiller sur les coups de midi. Ce fut quelques fois le cas. Mais la plupart du temps, je me cognais cet océan de rien et je me sentais désemparé face à lui. J'avais tout essayé. Ecrire. Lire. Regarder la télé. M'endormir. Téléphoner. Surfer sur le net. Prendre un bain. Je ne faisais que me crever les yeux.
J'étais allé voir quelques psys qui tous m'avaient invité à la même chose, finalement. Accepter la situation. Accepter de me coltiner à moi-même. Je n'en avais ni l'audace ni l'énergie.
Les tournées étaient terribles pour moi. Ces villes, ces hôtels. Ce n'était pas la route, le pire. Ce n'étaient pas les balances et les courbettes le soir. Ce n'étaient pas les collations. Même les élus locaux qui parfois venaient faire un saut ne me dérangeaient pas.
Cet après, pour moi, chaque soir, c'était une mort.
J'étais fatigué de claquer ainsi tous les jours.

Vivement la fin de la récré

A son grand dam, Léon a fini par devenir observateur de la campagne présidentielle. 
Il aimerait plus mais ils ne le permettent pas.C'est déjà pas mal que Léon ne tourne pas le dos et qu'il reste concerné par le fond. Il a d'autres chats à fouetter, il faut dire. Une vie à vivre, un métier, des enfants, des amis. Il n'aime pas toutes les souffrances qu'il perçoit parce que les uns sont massacrés dans leur taf, d'autres vieillissent sans autre perspective que le cimetière, et que d'autres avancent en se demandant où tout cela les mène.Léon n'est pas un serviteur de l'état. Il lui suffit d'être une vache à lait.Il s'en veut juste parfois un peu de participer de cette société qui transforme à chaque fois des élections citoyennes en opération comptable digne du tiercé.Léon, ce n'est pas qui va gagner qui lui importe.Ce n'est pas non plus qui va perdre.Ce qui lui importe, ce sont les idées, les projets, le cap, les perspectives.Il a bien compris que les bavards étaient des buvards. Ils aspirent. Ils ne donnent pas. Ils n'embarquent pas.Tout étant pollué, force est de reconnaître que les candidats ressemblent plus à des gamins dans une cour de récréation ou sur un terrain en train de piquer la balle à l'autre.Léon ne le dit pas trop, mais il pense souvent, et merde.Il a compris dés le lendemain de l'annonce de la candidature de l'actuel président que les impétrants 1) ne méritaient pas son vote et 2) ne faisaient que se parler entre eux dés lors qu'un micro ou une caméra se dressent. Ils se surveillaient les uns, les autres, comme le lait sur le feu.Léon aimerait parler au conditionnel, au présent, au futur. Il use de l'imparfait. C'est dire.Il y a beaucoup d'indécence, dans tout cela, pense Léon. Qui n'aime évidemment pas cette ambiance et à la fois, n'en est pas plus étonné que cela.Il observe que depuis dix ans, on se cogne un type et sa clique et leur idéologie. La division est la seule fonction disponible sur leurs calculettes.Dans son coin de France, Léon fait partie de ceux que ça n'amuse pas, tout cela. Pas du tout.

Vivement la fin de la récré

A son grand dam, Léon a fini par devenir observateur de la campagne présidentielle.
Il aimerait plus mais ils ne le permettent pas.
C'est déjà pas mal que Léon ne tourne pas le dos et qu'il reste concerné par le fond. Il a d'autres chats à fouetter, il faut dire. Une vie à vivre, un métier, des enfants, des amis. Il n'aime pas toutes les souffrances qu'il perçoit parce que les uns sont massacrés dans leur taf, d'autres vieillissent sans autre perspective que le cimetière, et que d'autres avancent en se demandant où tout cela les mène.
Léon n'est pas un serviteur de l'état. Il lui suffit d'être une vache à lait.
Il s'en veut juste parfois un peu de participer de cette société qui transforme à chaque fois des élections citoyennes en opération comptable digne du tiercé.
Léon, ce n'est pas qui va gagner qui lui importe.
Ce n'est pas non plus qui va perdre.
Ce qui lui importe, ce sont les idées, les projets, le cap, les perspectives.
Il a bien compris que les bavards étaient des buvards. Ils aspirent. Ils ne donnent pas. Ils n'embarquent pas.
Tout étant pollué, force est de reconnaître que les candidats ressemblent plus à des gamins dans une cour de récréation ou sur un terrain en train de piquer la balle à l'autre.
Léon ne le dit pas trop, mais il pense souvent, et merde.
Il a compris dés le lendemain de l'annonce de la candidature de l'actuel président que les impétrants 1) ne méritaient pas son vote et 2) ne faisaient que se parler entre eux dés lors qu'un micro ou une caméra se dressent. Ils se surveillaient les uns, les autres, comme le lait sur le feu.
Léon aimerait parler au conditionnel, au présent, au futur. Il use de l'imparfait. C'est dire.
Il y a beaucoup d'indécence, dans tout cela, pense Léon. Qui n'aime évidemment pas cette ambiance et à la fois, n'en est pas plus étonné que cela.
Il observe que depuis dix ans, on se cogne un type et sa clique et leur idéologie. La division est la seule fonction disponible sur leurs calculettes.
Dans son coin de France, Léon fait partie de ceux que ça n'amuse pas, tout cela. Pas du tout.

Aujourd'hui, c'est chez Dub

Par moments, sans que je m'explique pourquoi mais ainsi est la magie de la musique, et des arts en général, il n'est pas toujours nécessaire de le savoir, j'ai des envies de dub.
Un genre musical dont je ne suis pas à proprement parler un grand spécialiste mais qui m'a toujours séduit.
Je pense qu'on vient au Dub par le Reggae, dont il est en quelque sorte un cousin, ou plutôt, un rejeton.
Sur wikipédia, l'histoire du Dub et son comment sont plutôt bien narrés.
Moi, j'ai découvert cela par hasard, à l'époque de ma vie dans l'ouest de la France. Fnac de Nantes. Un rayon de CD met en avant tous genres confondus les groupes du coin. Des inconnus du bataillon. Deux tombent entre mes oreilles et l'alchimie se produit. C'est d'une part Zenzile, c'est d'autre part Orange Blossom.
A l'époque, je consomme pas mal de musiques traditionnelles, j'adore les métissages, un peu de sons électroniques s'ajoutent à la panoplie.
Par la suite, j'aurai toujours une oreille attentive pour ce style musical dont j'aime évidemment la force du rythme, adepte que je suis et même plus du duo basse-batterie. Longues envolées musicales, de surcroît. Sons bien décomposés. Tout pour me plaire !
Encore quelques liens ? Je vous propose d'aller ici ou là.
Ci-dessous quelques vidéos pour vous faire une idée.
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