mercredi 16 février 2011

Mexique aïe aïe äie !

On parle moins voire plus de l'identité nationale, ces temps-ci. Encore un sujet pschitt, qui s'enflamme, qui retombe, tout de suite la suite. A défaut, on connaît la chanson.
Pourtant, en essayant d'y comprendre quelque chose à l'affaire de Florence Cassez, cette française condamnée puis incarcérée au Mexique et qui devient le terrain d'une guerre diplomatique entre les deux pays, je me suis fait la remarque suivante : je n'aime vraiment pas l'image de la France que donne dans le monde le président de notre république. Vraiment pas.
Drôle d'identité nationale.
Bien sûr, on ne sait pas tout.
Mais visiblement, parce qu'il a transformé une promesse hâtive en un combat personnel qui est en train de prendre tout le monde en otage, notre douce France semble se comporter comme un enfant gâté, pour ne pas dire mal élevé. J'ai encore une fois le terme d'indécence au bord des lèvres. Parce que je pense à la jeune femme, à qui son pays promet des choses, et qui, en attendant, etc.
Ce qui me chagrine, c'est qu'à mesure que la liste de ce genre de situations s'allonge, je me dis : mais combien de temps il va falloir pour sortir de cette spirale du passage en force à tous les étages ? A quoi ça rime ? Où ça mène ? Je pense nulle part. Je pense à rien de bon. Et dire que dans peu de temps, Ségolène Royal va demander pardon au Peuple Mexicain... :-)

Pour une stratégie constructive

J'ai attendu que l'actualité se calme sur le sujet de la révolte des magistrats pour donner mon avis.
Après les propos médiatisés du Président de la République, on a assisté à une réaction émotionnelle, épidermique d'une profession. Touchée parce qu'elle s'est sentie stigmatisée. Et doublement touchée car elle tire, depuis longtemps, le signal d'alarme sur les effets possibles d'un manque de moyens, effets qu'on lui reproche, a priori, à la faveur d'un fait divers tragique et médiatisé.
Nous avons là, un exemple flagrant de victimes qui par leur manque de gestion d'une situation dont elles ne sont pas, à la source, responsables se retrouvent rejetées et dénigrées. L'accusation de corporatisme devient évidente, comme celles de laxisme, d'angélisme voire d'inertie. Et ce n'est plus le système, les moyens ou le pouvoir qui sont les coupables, mais ses dénonceurs.

Petit jeu

Essayons de deviner ce que dit la totalité de cette enseigne commerciale.

mardi 15 février 2011

Métiers de l'attente

Il fallait y penser, à cette expression.
C'est joli, presque : métiers de l'attente.
Sur un site internet, que vous pouvez découvrir ici, on montre ces gens qui sont quoi ? Ils sont pour certains figés, ils sont surtout présents. Et le disent. Sur la page d'accueil du site, ce texte :
« On ne sert pas à rien sinon on ne serait pas là, mais on ne sert pas à grand-chose non plus.
On est là. On représente quelque chose.
Un nom, une autorité, une réputation…
On est une présence qui, à l'occasion, se manifeste.
Rarement.
Le badge, l'uniforme, la posture condamnent notre être au paraître.
Physiquement autre, on est plus que jamais confronté à soi, isolé dans une introspection forcée. »

lundi 14 février 2011

La musique c'est magique

Ca ne tient pas à grand chose, un coup de coeur musical. Et ça mène loin. Un artiste que quelques minutes plus tôt vous ne connaissiez pas du tout et qui, quelques minutes plus tard, vous le savez, vous le sentez, entre dans votre panthéon.
Il est des écoutes qui ne trompent pas. Des indices fiables : plusieurs morceaux de l'artiste, par exemple, et tous qui vous parlent. Un sacré signe !
Mais revenons à l'origine du coup de coeur. Ca tient à rien, finalement !
Prenez ce film du dimanche soir. Regardé du bout des yeux. Compromis, disons : madame voulait un truc qui prenne pas trop la tête.
Vous regardez, donc.
Et puis à la fin, tout à la fin, une musique qui vous fait faire deux choses : un, vous tendez l'oreille. Deux, vous comprenez pourquoi ce film là, si ça avait un sens, le voilà !
Ensuite, ben vous plongez pardi !
Là, en l'occurrence, c'est Otis Taylor que je viens de découvrir.
Ô merci à toi internet, vous allez chercher c'était quoi, cette chanson, c'était qui, cet artiste. Vous creusez, vous lisez, vous souriez. D'un côté vous prenez des infos, de l'autre vous cherchez à écouter.
Toujours ce même émerveillement, en allant consulter sa bio : fichtre, il est dans le circuit depuis un sacré moment ! Toutes ces années, lui sans vous, et vous sans lui. Et ce maintenant, qui s'éclaire de cette présence nouvelle. La musique, avec ces rencontres, ces émerveillements, ces univers, est décidément d'une richesse éternelle. Sans fin, je veux dire. Et c'est tant mieux, car il y a cette certitude : ailleurs, d'autres coups de coeurs sont en gestation, d'autres rencontres s'effectueront, d'autres explorations seront possibles.
Magique music. Magiques artistes.

Tricher, c'est pas bien :-)

En lisant cet article consacré à la tricherie lors des examens, je n'ai pas pu m'empêcher de songer à quelques années arrière :-)
Passons sur les coups d'yeux chez le voisin au collège ou au lycée. Les trucs écrits dans la main. Les machins planqués dans les chaussettes. Et soyons fous ! J'ai trois triches quasiment anthologiques à vous soumettre, j'espère que vous communiquerez les vôtres !

dimanche 13 février 2011

Voyages en amnésie

Coup sur coup, deux lectures, deux pages d'un magazine, deux sujets différents et au bout du compte, une même sensation : quand il déconne, l'Homme, c'est vraiment du n'importe quoi. Du grand, du vrai n'importe quoi. Alors pointer du doigt. Dire, redire, redire encore, autant que nécessaire.
Premier article, une découverte pour moi, je n'avais jamais entendu parler de cette histoire : Noël 1996, quelque part près des côtes de la Sicile. Un bateau coule. 283 personnes meurent. On ne le saura qu'en 2001. Un pêcheur vivait mal avec le secret. Car en 1997, des pêcheurs avaient repêché des cadavres. La collectivité avait décidé de ne rien en dire. "Ils sont morts parce qu'ils avaient payé leur voyage. Ils étaient devenus une marchandise sans valeur. Les trafiquants ne voulaient pas s'embêter à perdre du temps à les retrouver".
La chute de l'article laisse songeur, dans le sens bien y réfléchir : " 283 malheureux, morts pour avoir rêvé d'une vie meilleure. Pour avoir cru en l'avenir. Et en l'Homme. Ce fut, sans doute, leur principale erreur".
Second article, une confirmation pour moi, je ne cesse d'être convaincu par cette bêtise : le titre, c'est "L'hyperconsommation, un suicide écologique". Ca annonce un documentaire qui sera bientôt diffusé sur M6 (mercredi, en l'occurrence). Il y est question du désir compulsif, de l'achat permanent, exemple avec les téléphones portables. D'une durée de vie de quatre ans, ils sont en général changés tous les deux ans, tous les 6-9 mois pour les plus jeunes. En 1983, explique l'article, le portable était plus polluant, pesait 1,5 kg contre 100 g actuellement. Moins polluant le nouveau ? Oui. Mais comme il y en a des millions de plus en circulation, voilà voilà. Autre exemple : les appareils électroménagers. Une panne sur deux n'est plus réparée. Ere du jetable. Z'allez me dire, rien de bien nouveau. Et de fait, oui, rien de bien nouveau. Mais il est des piqûres de rappel qui piquent et qui rappellent. Car derrière tout cela, comme c'est écrit dans l'article, voilà "une valse absurde entre la technologie la plus inventive de tous les temps et la gabegie la plus aveugle". Heureusement, il y a le piste du recyclage et de la transformation de nos poubelles diverses et variées en matières premières. Un espoir dans cet océan de trou sans fond. Nouveaux métiers à la clé.

Au-delà

Samedi ciné dans mon cinéma de quartier. Le dernier Clint Eastwood. Au-delà. J’ai aimé, beaucoup !

"Les seuls fantômes du film sont intérieurs et, ce faisant, bien plus sournois. Eastwood, plus sobre et crépusculaire que jamais, met en scène les non-arrangements de ses protagonistes avec la vie et la mort et invite à une méditation à la fois douce et anxieuse sur la résilience."
Olivier De Bruyn
Lire sa critique sur Rue 89


VOIR Un extrait du film.

samedi 12 février 2011

Au nom de la rose

Assurément, l'un des mots du week-end, chez nous, ce sera Rose. Rose la fleur, pas forcément la couleur.
J'en suis à la fois charmé et désolé.
Charmé parce qu'il y a quelques temps, une de nos connaissances nous avait offert un séjour "Tables gourmandes" à madame et à moi. On a mis du temps à décoller, mais cette fois, ça y est : c'est pour ce week-end. Nous partons cet après-midi, mettons le cap sur un hôte-restaurant qui a tout organisé sur le thème de la Rose. L'hôtel est un concept. La patronne une folle des jardins et une amoureuse de cette fleur. Les chambres portent des noms de roses. Nous mangerons sur place. Avec l'espoir d'être bien sûr roses de plaisir.

Enfants d'Afrique

Ce qui se passe en Afrique du Nord m'interpelle, forcément. Même si je me sens très, très humble sur ce coup-là : je suis incapable de comprendre ce que peuvent ressentir des gens qui ont vécu 30, 40 ans sous le joug de dictatures.
Je fais juste un voeu en passant pour ces populations : gardez votre âme ! Ne tombez pas dans le panneau dans lequel nous, il semblerait que nous soyons tombés. Double voeu, même : puissiez-vous nous inspirer !
Dans ma vie, j'ai juste passé une semaine dans un pays d'Afrique du Nord. La Mauritanie.
Ca m'a laissé un souvenir indélébile.
Parce que là-bas, les relations humaines étaient au coeur de la vie.
Depuis, je ne cesse de penser que tous nos progrès ne sont rien face à cette perte immense que nous avons engendrée dans le même temps : la perte du sens de l'autre, la perte du sens collectif.
Pour parfois ne pas faire un geste par rapport à certaines injustices, croyez bien que je n'en suis pas spécialement fier.
En tout cas, pour souvent penser que la France file un bien mauvais coton, je ne peux m'empêcher de noter qu'une proximité s'installe entre ces peuples qui se soulèvent et nos peuples qui ont un genou à terre.
Est-ce que cela fera tâche d'huile ?
Est-ce que telle une vague, la poussée populaire atteindra nos côtes ?  Ou sommes-nous, comme je le crains un peu, bien malades, bien la tête dans l'étau ?
Je pense aussi à l'Italie, à la Belgique, à l'Espagne, je connais moins l'Angleterre, encore moins les pays de l'ex Europe de l'Est.
Je crois qu'au fond de moi, même si la violence me terrifie, j'ai confiance.
Et tout à l'heure, alors que je bisais mes enfants qui se levaient, alors que nos regards se croisaient, je me disais que j'avais besoin de cette confiance. Pas si simple !

vendredi 11 février 2011

Dialogue(s)

Ci-dessous deux commentaires qui lancèrent une conversation...
Si le coeur vous en dit, pouvez participer !
Claudio : En toute amitié... je te trouve bien à cran ces temps-ci. Je t'ai connu plus sage et moins vindicatif. Tu sais bien que l'esprit partisan tue l'objectivité et que la critique des autres amoindrit l'estime de soi ;-)
Tu m’ôterais un petit poids en côté coeur en te réconciliant avec les beaux billets ou liens emplis de générosité et d'espoir que tu nous sers souvent ici. Je viens de faire ma part. C'est ton tour. En toute amitié...
Didier : Je m'étais donné janvier pour réfléchir et février pour agir :-) Le ton nouveau est arrivé (c'était ça ou j'arrêtais j'ai choisi ça) ! Donc plutôt qu'à cran, ce qui n'est pas du tout le cas, je dirais que ça monte d'un cran et que j'y prends plaisir. Rien ne dit que les beaux billets ou liens emplis de générosité ne seront plus servis ici. Au contraire ! 

Causons collectivités locales

Bientôt, des élections cantonales. 20 et 27 mars. Pour une partie du pays (les départements renouvellent leurs élus tous les trois ans par moitié). Ces élections seront les dernières du genre.
En 2014, réforme des collectivités explique, on change la formule.
Cette fois, tout le monde votera.
Il se pourrait même qu'il y ait une nouveauté puisque seraient créés à cet horizon un nouveau statut d'élu local : le conseiller territorial. Il siégerait à la fois à la Région au Département. Pour l'occasion, nos actuels cantons seraient redessinés.
L'idée gouvernante est celle-ci : en réduisant le nombre d'élus, on va réduire les dépenses des collectivités locales. Pas du tout avéré dans les faits, mais passons. Il y a trop de niveaux de collectivités, de toutes façons, a pensé le législateur. Qui, regardant en dessous, n'a pas tout vu visiblement.
Car il n'a supprimé aucun un niveau, il en même un créé un nouveau et décidé "d'organiser" le qui s'occupe de quoi. Pas idiot. Mais à force de reculer, il a fait une soupe où on ne s'y retrouvera pas plus et surtout pris le risque d'être anticonstitutionnel : le principe de libre administration des collectivités n'est plus assuré.
Et puis notons-le : il (le législateur) ne s'est attaqué qu'à un échelon de collectivités : le couple région - département. Pour le reste, on ne touche pas. Pas vraiment. Ca fait penser au bordel dans une classe. On pointe du doigt le méchant. Et on pense qu'ainsi, on a réglé le truc.
Communes, communautés de communes, syndicats de communes, services d'état, état, Europe : tout cela continue son bonhomme de chemin. Structures associées itou.
Du coup cette question : imaginons que cette logique soit la bonne, imaginons :-)
Pourquoi dans ce cas ne pas avoir décidé la même fusion pour les communes et les communautés de communes ? Et pourquoi ne pas avoir décidé la même fusion pour l'assemblée nationale et le Sénat ?
Mais suis-je bête. Départements et Région sont pour une large part à gauche.
On nous vend des réformes, mais on ne pousse pas les logiques, ou alors on pousse celles qui se ne disent pas. Bref, on fait du deux poids deux mesures. Les constats sont bons. Les solutions mauvaises. Et à la longue, c'est pénible...
PS : les départements et les régions sont majoritairement "tenus" par des élus de gauche. Suffisant pour expliquer qu'il n'y ait que ça qu'on flingue ? Je n'ose le croire...
PS 2 : comme les régions vont avoir plus d'élus, presque tous les "hôtels de Région" vont devoir investir dans de nouveaux locaux ou réaménager les leurs. Sûr que ça va pas occasionner de dépenses supplémentaires, de frais nouveaux, etc...

jeudi 10 février 2011

No brilisme




Ha le beau billet que l’on pourrait faire ce soir !
Il ferait monter la température à quelques instants de ce grand moment de télé.
Ce soir le Président va causer.
Et de faire des suppositions, de décrire l’ambiance, les questions sans réponse depuis la dernière émission, les sujets qui seront (ou pas) abordés…bref, d’y aller de sa belle plume (et il y en a ici !) de tenir le lecteur en haleine.
Pour résumer: faire un beau billet d’actu.
Et puis il y aurait « la chute », la fin du suspens et comme tout fini par un hyper lien, on inviterait les visiteurs à cliquer !



Faisons compliqué, ça sera plus simple

Il y a des gens, ils adoptent toujours un positionnement si particulier, si étonnant, si déroutant même que je me demande ce qu'ils ont au juste dans la caboche. Je me faisais la remarque l'autre jour au boulot, au sortir d'une réunion. Assez spéciale, finalement, la réunion
L'ordre du jour était relativement simple, pourtant, mais l'ambiance de l'échange fut très, très particulier. Quelques années en arrière j'en aurais même été assez dérouté, me demandant où diantre j'avais posé les pieds. Mais à la longue, on se fait à certains codes internes. Et s'ils continuent à vous interpeller, ils sont dans le paysage.
En fait, c'est comme si le sujet de la réunion ne servait en réalité que de décor, de prétexte à d'autres choses qui se jouent, de manière subliminale. Une comédie des apparences, pour certains de soi à soi (je suis beau, c'est super ce que je dis), pour d'autres de soi vers tel ou telle (deux options : qu'est-ce que tu en dis connard, tu ne serais pas d'accord avec moi ?), pour d'autres encore à l'adresse du monde entier (regardez comme je vous emmerde, regardez comme je suis costaud dans ma partie, etc).
Il y eut du coup de la nervosité, beaucoup, de l'agressivité, parfois, et toute une palette d'échanges surprenants, de hors sujets divers et variés, le tout gratiné par les effets du monde moderne : téléphones, ordinateurs, gens qui se lèvent, qui partent, qui reviennent.
Oui, curieux ballet !
Comme j'étais invité à surtout tendre l'oreille, je ne suis guère intervenu dans ce sport bizarre mais je n'en ai pas loupé une miette. C'était ethnologie, pour moi. Et aussi un peu désarroi. Le faisons compliqué sinon ça serait simple a de beaux jours devant lui !

Malaise

Le Palais de justice à Nantes-Photo LP Fallot


Le malaise devient une lame de fond en ce mois de février 2011.
"Le mouvement sans précédent des magistrats français contre les propos de Nicolas Sarkozy accusant la justice de fautes touche la quasi totalité des tribunaux et cours d'appel français. Ce sont 170 juridictions sur un total de 195, dont Paris, qui ont voté un renvoi des audiences non urgentes, a annoncé mercredi l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire), qui appelle à une poursuite du mouvement jusqu'à lundi." (Source rtl.fr) Faut-il s’en étonner ? Des voix se sont pourtant élevées pour mettre en garde, alerter. Des voix autorisées, dont la compétence ne peut être mise en doute.
L’une d’elle est celle de Robert Badinter, ancien Garde des Sceaux et ancien Président du conseil constitutionnel.
En 2007 :
(…) il faut rappeler que la justice pénale n'a pas pour mission d'être une thérapie de la souffrance des victimes. Elle a une fonction répressive, dissuasive et expressive, car elle exprime les valeurs de la société. Mais elle ne saurait avoir une finalité thérapeutique.
En janvier 2011 :
Cela fait soixante ans que j'appartiens au paysage judiciaire, jamais il n'y a eu, au sein de l'institution judiciaire, chez les magistrats, une pareille d'amertume, un malaise aussi profond.

Sources Le Monde.fr

Une grande manifestation est prévue à 14H30 à Nantes(et dans de nombreuses villes) et devrait rassembler, au-delà des magistrats, les travailleurs et surveillants pénitentiaires, les avocats et même des policiers. (A lire sur Le Point.fr)


mercredi 9 février 2011

Le Grand Blanc

Magnifique interview de Laurent Blanc dans le France Football de cette semaine.
L'actuel sélectionneur des Bleus évoque notamment comment il a vécu le fameux 12 juillet 1998, lui qui fut expulsé (injustement) en demi-finale et qui n'a pas pu du coup disputer la finale.
Vachement émouvant lorsqu'il raconte que ce qui lui a permis de gérer la situation, " c'est de se rendre compte très vite qu'aucun retour en arrière n'était possible et que donc, il faut se rendre utile à l'équipe ". Ce donc est puissant !
" Je ne me suis pas apitoyé sur mon sort et je voulais pas qu'on s'apitoie sur le mien. Il y avait un truc trop important qui se jouait " dit-il aussi, en précisant : " J'ai trouvé mon adrénaline là où je pouvais ". Magistral dans le côté adaptation, bien collectif, conscience que quelque chose de plus important que soi se joue.

mardi 8 février 2011

Meilleurs vieux

Ca m'a tellement gavé que j'en ai acheté le journal !
Aujourd'hui en France, en l'occurrence.
Surtitre : Vieillissement de la population - Dépendance.
Titre : Ca va coûter trop cher.
J'ai pensé à mes parents, qui vieillissent. Et qui lisent ça.
J'ai pensé à mes gamins. Qui lisent ça.
Et franchement ? Franchement je n'ai pas aimé cette manière de présenter les choses.
Ca fait quelques temps déjà qu'on parle de la dépendance des personnes âgées, et toujours ce même prisme pour en parler, et toujours cette façon écoeurante de montrer quoi ? A des gens qu'ils pèsent ? A des gens qu'ils sont devenus un coût ?
Mais qu'est-ce que c'est que cette connerie !
On s'attaque aux personnes handicapées, après ? On leur dit qu'elles sont décidément une trop lourde charge pour la société ?
Mais c'est quoi que cette société ?
Tellement on en prend dans la tronche que même les haussements d'épaule font mal aux dos.
 Je pense à mes parents, à leur vie, je pense à leurs parents, je pense à tous mes vieux et j'ai pas spécialement de la fierté à être de cette époque qui traite ainsi les gens. Je n'ai pas souvenir qu'ils aient pris des mitraillettes pour que la science progresse, pour que la santé s'améliore. Non, pas souvenir qu'ils aient pris des mitraillettes. Et la retraite ? Ils y avaient droit, ils l'ont prise. Et avant ? Ils ont bossé, cotisé. Pas souvenir alors qu'on leur ai dit qu'ils étaient une richesse.
J'ai envie de quoi ? D'un peu de décence. De beaucoup de responsabilité.
Et qu'on arrête ce massacre, qu'on cesse d'atteindre la dignité des gens en toute impunité, qu'on cesse de se défausser sans cesse.
Assumons. C'est tout.

La fin des sujets tabous ?

Et si nous étions à l'aube de l'ère de l'intelligence ?
Un vent de révolte souffle sur les conservatismes, le politiquement correct et la pensée unique. Et je me prends à m’exalter, moi qui pensais ne pas voir cela de mon vivant.
Oui, un député a osé parler de modifier le statut des fonctionnaires et de leur proposer de travailler par missions.
Oui, deux Etats Européens ont osé avouer l'échec du multiculturalisme.
Oui, Jacques Attali (approuvé par Cohn-Bendit) ose parler d'interdiction du tabac.
Oui, le Revenu Universel devient un sujet de discussion comme un autre.
Oui, on a enfin le droit de critiquer les indignations à 3 Euros.
Oui, on peut se permettre de critiquer le Téléthon et les pièces jaunes.
...
Va-t-on pouvoir être contre le mariage des homosexuels, puisqu'on était déjà contre celui des hétéros sans être taxé d'homophobie ?
Va-t-on pouvoir être aussi sévère avec la religion musulmane qu'on l'est avec la catholique, sans être taxé de racisme ?
Va-t-on pouvoir ne pas trouver plus drôle Stéphane Guillon que Mimi Mathy, et inversement ?
Va-t-on pouvoir faire un lot de la journée de la Femme, de la St Valentin, de la Fête des Mères et consoeurs, et les noyer sans scrupules ?
"Ah ! Quelle serait belle la Liberté ! La Liberté".

Ce monde est beau !

L'actualité nous offre ces temps-ci mille raisons d'espérer un monde encore plus beau.
Espérer bien sûr, car, quels que soient les effets déclencheurs, le monde sera toujours ce que nous en ferons.
Les soulèvements de la Tunisie, de l'Egypte sont sources d'espoir mais ne doivent pas être pétards mouillés, victimes d'euphorie ou de naïveté.
Cet Internet est source de Liberté, d'autonomie, d'indépendance, de connaissance. Il nous permet de rivaliser avec les bien-nés, les nantis, les héritiers. Il gomme, en partie, les classes sociales. Il nous permet de visiter des musées, de partager des informations, des émotions, de l'amour. Il nous redonne de l'importance.
La concurrence nous fait du bien. Les opérateurs téléphoniques ne répercuteront pas la nouvelle TVA qui leur est imposée.
Jacques Attali ose proposer l'interdiction du tabac. Voilà de l'avancée humaine, humaniste, révolutionnaire et, bon sang, ça fait rêver ! Cohn-Bendit dit que cette interdiction "ne le dérangerait pas". Qui l'eut cru ? Magnifique.
On ose de plus en plus dire la vérité. On bouscule le politiquement correct, on innove, on invente, on crée. Et c'est à chacun de voir le positif en cela.
C'est notre responsabilité individuelle de voir les bienfaits de ce monde qui change, d'en tirer tous les bénéfices pour nos Frères Humains.
Marre de la morosité inventée ! Marre de la peur du lendemain et du voisin ! Marre des mesquineries partisanes !
Debout les morts ! Ce monde est beau. Prouvons-le !

Mon pays se shoote au délétère

Je ne sais pas si c'est une tendance, une accumulation de "hasards", le fruit de savantes organisations ou autre mais je me faisais la remarque l'autre matin, pendant qu'en Belgique on pleure un gouvernement et que dans le Maghreb on les dégage ces gouvernements : en France, depuis six bons mois maintenant, l'écume de l'info nous ramène de drôles de bois flottants.
A vrai dire, si ça ne coule pas, ça tangue. Mais de ces mouvements qui frappent différemment selon que l'on rame dans les cales ou que l'on scrute l'horizon en haut du mat.
Une chose est sûre : je ne me retrouve guère dans ce qu'il convient d'appeler une ambiance de merde.
Curieuses similitudes de déroulés en tout cas. L'été dernier, au sortir d'une bagarre sociale qui n'a pas eu lieu autour des retraites, avec mouvements de masse aussi vite nés que vite tués dans l'oeuf, nous étions dans les affres de l'affaire Bettencourt, elle-même source de l'affaire Woerth.
Alors que l'hiver s'en va, un remaniement et des fêtes plus tard, nous voilà au pied d'une nouvelle vague de courroux sociaux (enseignants et magistrats) et pif paf poum voilà que surgit ce que l'on peut appeler l'affaire Alliot-Marie.
Oui, elles sont troublantes ces similitudes.
Comme si des feux s'allumaient là pour détourner ceux qui brûlent ici.
C'est assez désobligeant. Pour ne pas dire écœurant.
Mon pays file un mauvais coton et se shoote au délétère.

lundi 7 février 2011

Mémoire

Il reste quoi de la mémoire ? Mystère !
Des miettes qui jonchent son sol, dont on ne sait pas toujours que faire, dont on s'accommode parfois, et qui curieusement résistent avec force à l'aspirateur.
On ne les voit pas.
D'autres fois, elles sont incrustées dans le parquet.
Elles sont là.

dimanche 6 février 2011

La vie

Anniversaire, Renaissance.
Et d'abord...

Renaissance

Samedi 5 février, Cros de Cagnes

Février est synonyme de marines.
Parce que les couleurs sont belles et la lumière si particulière.
C’est le (s) moment (s) du Cros et qu’importe si chaque année,
je fais (presque) les même photos.
Le plaisir du déclic est toujours le même
et l’envie de partager aussi.

C’est comme une renaissance rythmée par les minutes
qui chaque jour, nous offrent un instant supplémentaire
d'un bonheur indéfinissable.

L’envie de chanter à la terre entière.

Je te donnerai
tous les bateaux tous les oiseaux

Je te donnerai
les océans, les goélands…

samedi 5 février 2011

La leçon de l'enfant

C'est étonnant cette disposition d'esprit qui consiste lorsqu'on se fait prendre la main dans le sac, d'abord à nier, puis à avouer par bribes, et seulement quand le dos s'enfonce dans le mur.
Je me souviens, qu'enfant, lorsque je me faisais prendre, choper, gauler, attraper, je me débrouillais toujours pour accélérer les aveux, qui, je le savais, viendraient un jour ou l'autre. J'en profitais pour faire un package avec d'autres bêtises passées. Cela me permettait de ne subir les sanctions qu'une fois. Une fois plus sérieuse certes, mais, je préférais cela à la répétition.
Si j'avais piqué dix bonbons et qu'on me reproche d'en avoir chapardé un, je disais illico que c'est jusqu'à la dizaine que j'étais allé.
La vie nous offre des exemples nombreux, d'adultes, de responsables, parfois hauts-responsables qui n'ont pas, excusez la prétention, la même analyse que cet enfant.
Sans juger si c'est bien ou mal, je me demande pourquoi un mari volage n'avoue que les adultères découverts. Pour pouvoir se faire coincer plusieurs fois ?
Sans juger si c'est bien ou mal, pourquoi une Ministre fait des pieds et des mains pour justifier un voyage en avion sujet à caution et attend qu'on s'aperçoive qu'un second voyage ressemblait fort au premier (information récente, à confirmer) au lieu de profiter du premier incident et d'englober les deux. Cela aurait prouvé sa bonne foi et l'aurait sans doute mieux fait dormir.
Pourquoi les sportifs confondus de dopage, n'en profitent pas pour tout lâcher, une bonne fois pour toutes ? Les analyses d'urine se conservent bien et reviennent comme des boomerangs.
Pourquoi des chefs d'Etats autocrates répètent-ils les erreurs de leurs pairs en se déjugeant mètre par mètre ? Ils doivent bien savoir que c'est le meilleur moyen de tout perdre. Faire un grand pas visible, palpable, surprenant leur laisserait une petite chance de ne pas être acculés.
Mais, ce qu'en disent les enfants... hein !


Mon amour du foot

Cet article s'adresse à celles et ceux qui ne comprennent pas comment on peut aimer le foot.
Qui trouvent con qu'on puisse à ce point idolâtrer un truc qui fait qu'on court derrière un ballon et qu'on est en transe lorsque le cuir s'en va épouser les filets.
C'est assez simple pour ce qui me concerne, mesdames et messieurs.
Je vous demande juste un effort de mémoire.
Rappelez-vous vos plus tendres années. Esquissez un sourire à la première pensée qui vous vient. Esquissez même de la tendresse pour ces moments ou ce sourire. N'hésitez d'ailleurs pas à le partager dans les commentaires, dites-nous où il vous a conduit, ce sourire, où elle vous a mené, cette tendresse.
Moi, c'est le foot. Et je vais vous dire pourquoi.

L'indignation du moment

Le problème des idéologies, surtout lorsqu'elles sont suivies avec aveuglement (pléonasme ?), c'est tout ce qu'elles cassent en se croyant légitimes.
Ca me fait penser à la personne intelligente qui devient très conne dés qu'elle se croit dans son bon droit.
Ce sont les remarques que je me suis faites ce matin en lisant l'article c'est la faute aux autres, sur le blog à Jef.
Ca ne me fait pas rire et pourtant ça devient risible ce raccourci idéologique qui consiste à penser puis faire croire que le déficit public implique de facto de réduire le service public et donc de supprimer des postes. Parce que je suis quelqu'un d'open, je comprends le raisonnement. Je le comprends jusqu'à un certain point, disons. Sans esprit de chapelle : je fais partie d'une collectivité, et je suis le premier à savoir que des ménages ne feraient pas défaut.
Le problème est que ce ménage est fait en dépit du bon sens.
Je n'ai en tête, écrivant cela, que deux exemples : celui des enseignants et celui des travailleurs sociaux.
Penser deux secondes que ces gens ne sont pas des investissements pour la société, c'est se tirer une balle dans le pied. Ne penser et ne faire croire qu'ils ne sont que des charges est révélateur d'une vision désastreuse de la vie d'une nation.
De la même façon, un boulanger, un médecin, un ouvrier ne sont pas des charges pour un pays mais aussi des investissements.
Ce ménage tape là où il ne faut pas.
Il ne tape pas là où il faudrait.
Il déresponsabilise les responsables et cupabilise les victimes.
C'est facile, trop facile, simple, trop simpliste, c'est en réalité insupportable.
Ils vont nous laisser quoi ? Des lambeaux ?On va les laisser nous laisser des lambeaux ? Pauvres de nous :-)
Dans une société où le rêve est moqué parce qu'il est emprunte à l'utopie, dans une société où l'impossible supplante bien trop vite le possible, dans une société où la médiocratie comptable l'emporte sur la créativité, je ne peux m'empêcher de me dire qu'on obtient ce qu'on mérite, et qu'on récolte ce que l'on sème.
Et c'est bien connu : on est un con.

4 750 jours (environ)

Il y a de l'émotion, chez nous, le 5 février. Toujours. Cette date est entrée dans notre panthéon. C'est jour anniversaire. Anniversaire de notre premier. Gars fête ses 13 ans. Et forcément, toujours aussi, ces pensées qui conduisent à se dire que les parents que nous sommes devenus fêtons aussi nos treize ans, ce jour là. Et même un peu la veille.
Le premier enfant chamboule tout. 4 750 jours environ que ça dure et que ce 5 février là, tout bascula. Tout changea. En long, en large et en travers. C'était pour nous en 1998, de ces années où ce matin-là est gravé dans le marbre.
Le temps des anniversaires évolue.
Les premières années, on a la mémoire facile des premières heures, des premiers jours. L'enfant grandit, il pousse comme on dit, on se gargarise. Là il marche. Là il parle. Là il est à l'école. Là, etc.
Les années suivantes, on a le futur qui semble avancer en accéléré. Nom de zeus, on se dit après le CP, puis aux abords du CM1. 8,9, 10 ans : qu'est-ce que ça file ! Puis onze, puis douze, voilà déjà le collège, puis treize.
4 750 jours environ !

vendredi 4 février 2011

Il avait l'oeil sur Brel, Ferré et Brassens

Je viens d'apprendre en lisant ma revue de chanson préférée (Serge en l'occurrence) que le photographe qui a réalisé la "fameuse" avec dessus Brel, Ferré et Brassens était récemment décédé. Jean-Pierre Leloir a marqué l'histoire (lire ici).
Cette photo, quand même !
Elle est vraiment impressionnante.
Au passage, découvert un billet sur le sujet. C'est ici.

Février de cette année là

Est-ce que février est le mois de trop ?
Chaque année, je crois, je me pose cette question !
Essentiellement parce que dans nos contrées, je veux dire en Lorraine, l'hiver n'en finit pas de durer et février se présente comme le dernier maillon de la chaîne.
Les gens soupirent alors qu'il faut encore froid, les gens s'impatientent car c'est le dernier mois d'hiver.
Mélange de hâte et de ras-le-bol qui fait songer aux derniers kilomètres d'une longue route. On se tortille sur son siège, on se veut à la fin, on est encore dans le pâté.
Février est aussi le premier mois "normal" de l'année, enfin presque puisque ce feignant manque de jours, c'est-à-dire que sont franchement derrière nous le temps des agapes, le temps des galettes, le temps des soldes, le temps des résolutions. A ce propos : pouvez-les dire, maintenant, les résolutions que vous avez prises et que vous tenez ! ??? Les autres, on s'en moque :-)

mercredi 2 février 2011

La bouffée d'amour

La bouffée d'amour !
Voilà une sensation qui est bonne.
La bouffée d'amour d'un père, qui regarde ses enfants, et qui les aime fort, fort, fort.
Ces bouffées là sont géniales, parce rien de précis ne les déclenche ni les provoque.
Elles sont bénies, comme tombées du ciel, ou jaillies de terre.
C'est fort !
La bouffée débarque à l'improviste, n'importe où, n'importe quand. Elle est l'invité que l'on adore. Elle s'empare d'une seconde, parfois même d'une fraction de seconde, et alors, c'est tout l'univers qui se réchauffe.
C'est bon !

mardi 1 février 2011

Têtes bien faites

Ce matin, pas vu les 40 bornes. Je suis parti de chez moi. Je suis arrivé sur mon lieu de travail.
Entre les deux ? Le (grand) bonheur du jour : l'écoute du dernier CD des Têtes Raides.
L'an demain, il s'appelle. Treize morceaux, et comme d'habitude, une grande richesse de mots, de sons, de formules, d'ambiances.
Merci les gars.
En lire plus ? Cliquez ici (Le Post) et là (RFI)

lundi 31 janvier 2011

La veille (du premier jour)

Parce qu'une mienne connaissance va vivre demain un "premier jour" particulièrement important pour elle, il s'agit d'une promotion professionnelle, avec prise de fonction sur un nouveau site et exercice de responsabilités, et parce que la mienne connaissance m'a semblé être pour le moins chamboulée par l'événement, genre situations gags, tête à l'envers, migraine, m'est revenu à l'esprit un détail que l'on oublie finalement assez vite : c'est la veille du premier jour.
Pas rien, la veille !
On est dans tous ses états (sauf pour ceux qui sont peinards), on pense à tout ce qui est inutile puisqu'on débarque en terra incognita, j'en passe et des meilleures.
Et vous ?
Des anecdotes de premières fois ?
Allez... Racontez nous ça...

dimanche 30 janvier 2011

Prêt à taux zéro

Le prêt à taux Zéro devient accessible à tous les ménages qui acquièrent pour la première fois leur résidence principale quels que soient leurs revenus
La pub, généreuse, passe ces temps-ci à la télé et s'affiche dans les journaux.
Doux nom de code : PTZ. Comprenez : Prêt à taux zéro.
Z'avez compris : c'est fait pour booster le marché immobilier.
C'est enrobé de slogans qui disent comme l'état veut nous aider, ça cause développement durable, énergies, tout ça. Un bon plan citoyen, quoi, à en croire la pub. En plus, bingo c'était dit en fin d'année dernière : pas de conditions de ressources. C'te bonheur... :-)
Je cite : Le montant du prêt et les conditions de remboursement qui vous sont accordées prennent en compte votre niveau de revenu, la taille de votre famille, la localisation géographique de votre future habitation, son type (neuf ou ancien) et sa performance énergétique.
Dans les faits, moins sympa que ça, cette affaire.
Je viens de faire mes calculs pour chez moi. Pas loin de zéro, le coup de pouce. A mon grand étonnement car je m'apprête à acheter une vieille baraque, qui s'avère être une passoire énergétique, ce qui en Lorraine n'est pas rien. Je m'imagine, naïf que je suis, que je vais justement faire partie de ceux qu'on va super bien aider à acquérir "le bien". Et pas du tout. Je suis précisément dans la case qui fait qu'on va finalement pas trop m'aider.
A n'y rien comprendre (ou presque).
Quelques infos ?
Vous pouvez cliquer ici. . Ou encore ici.
Pour le site officiel avec simulateur, c'est là.

Je suis trop feignant

Ce que j'aimerais, me suis-je dit après avoir pris connaissance de cet article, après m'être une nouvelle fois informé de ce que je pressens plus que je ne le sais, c'est : j'en aurais l'envie et l'énergie, ça ne me déplairait pas d'avoir mon potager et deux ou trois bestioles.
Mais voilà : je suis trop feignant ! Je ne prends pas le temps. Je ne fais pas l'effort.
Imaginer ce que cette quête d'autarcie me demanderait et il ne m'en faut pas plus pour me dire que pouah, impossible, pas moi.
Et quelle radicalité pour un rurbain comme moi, habitué à quoi, finalement ?
A magasiner, à acheter. Donc à aller dans des magasins, le moins possible certes et le moins longtemps possible, aussi. Mais du coup avoir un job. Pour payer les factures.
On me dira, oui, mais il y a acheter et acheter. Et je dis oui ! Sur ce point, j'ai fait quelques progrès, c'est sûr.
Je fais gaffe au "de saison", je privilégie autant que faire se peut la qualité, quitte à ce que ce soit plus cher, etc, etc.
Mais il y a décalage quand même entre mes convictions, mes intentions, et mes actes. Je trouve par exemple qu'encourager les filières courtes, les producteurs du coin, avoir recours par exemple à des AMAP, ou à des structures d'insertion qui font du maraîchage, voilà qui ne ferait pas de mal.
Mais voilà, je suis trop feignant. Je ne prends pas le temps. Je ne fais pas l'effort.

Nés sous X

Dans l'actualité de ces derniers jours, j'ai été interpellé par la délicate questions des enfants nés sous X.
Pour faire court, le "né sous X" désigne une naissance anonyme. La maman n'a pas souhaité être connue. Les enfants "nés sous X" sont alors adoptés par des familles.
La loi du "sous X" est terriblement délicate.
Parce qu'il n'y a pas vraiment de bonne solution, selon que l'on se place du côté de la mère, et parfois du père, et parfois des grands parents, ou de l'enfant. Qui, plus tard, voudra peut-être connaître ses origines.
Soi-il savoir ? Faut-il lui bloquer les informations ?
J'ai dans ma famille quelqu'un qui est né sous X et qui a passé une bonne partie de sa vie à chercher son père puis sa mère. Il voulait savoir. Qui il était. Pourquoi il était né. Où. Comment.
Une loi pour les "nés sous X", c'est un choix de société.
Qui protéger le plus ? La maman ? L'enfant ? Les deux ? Une vérité, dans un contexte, que devient-elle 15 ou 20 ans après, dans d'autres contextes ?
Quelques infos complémentaires sur le site de l'Express (cliquer ici).

samedi 29 janvier 2011

Et les enfants ?

Un mystère pour moi, de ces mystères délicieux entendons-nous bien, passionnants et tout et tout, c'est ce qu'entendent et retiennent au juste les enfants lorsqu'on parle avec eux ou lorsqu'ils perçoivent des discussions d'adultes. Que ressentent-ils ? Que pensent-ils ? Qu'aiment-ils et que n'aiment-ils pas ? Fascinant aussi ce qui leur restera dans quelques années de tout cela. Mon petit doigt me dit que bien souvent, ils ont une extraordinaire perception des choses, une justesse, et c'est presque frustrant, finalement de ne pouvoir pas en bénéficier. On a tellement l'impression, parfois, que les "grands" font n'importe quoi...

Bouquin du moment

En ce moment je lis :

Quitter le monde - Douglas KENNEDY

Le ciel est d'un bleu résolu

Un extrait d'un texte de Shoshana Rappaport-Jaccottet (je suis fan), déniché sur l'excellent site Remue.net. L'ensemble est à lire ici, sous le titre Milonga.
(...) Et ensuite ? Maintenant que le tumulte a cessé, il faut prendre son temps. Et s’astreindre à la lucidité. Rude exercice qui défie l’allégresse. Les mots reviennent avec plus d’éclat. Je les regarde, les déplace, les reprends. Ils sont insouciants, comme un enfant protégé. Ils se pressent, s’élèvent, s’amplifient. Ils miroitent. Ils s‘ébattent joyeusement. Ils s’élancent.
On respire un peu. (Un peu mieux.) On avance mine de rien. Sans coup férir. Ça n’a l’air de rien une avancée tempérée. Et pourtant. Prendre le taureau par les cornes. Il faudra s’y résoudre. (Comme cela vient.)
Le ciel est d’un bleu résolu. Vaillant programme.
Lente progression.
Durer, voilà le mot.
Opiniâtre fébrilité, ou l’impassible revers de la lassitude sourcilleuse.
Nécessité d’ajouter ici l’arythmie délibérée, concertée du dialogue en train de se nouer. (Des effets de la bonne propension à cerner l’efficacité des choses dites, ou celles entrevues.) Tout reste à faire. C’est vite dit. Tenez par exemple, comment définir telle sensation qui me tenaille ? Est-ce une minuscule énigme formelle que je vous tends ? Ce serait simplement cela. (Il pleut à verse maintenant.) Ça tombe bien. (Ne pas chercher à articuler le haïku et La Recherche du temps perdu. C’est un transfert de compétences, quel que soit l’objectif.)
Prendre la lumière autrement. Donner à voir, à entendre. L’idée me plaît. Je vous saisis par le collet. Lisez-moi, voici l’injonction première. Mais à force d’aller dans un sens, et dans l’autre, je risque de vous égarer. « Je prépare un engin », disait Ponge. Vous ne suivez pas ? Je milite ingénument pour le doute, le scepticisme, la curiosité.
(Que doit-on divulguer ?)
Gagner en densité élaborée. Être celui qui parle contre le vide. À portée du regard, pouvoir délicatement s’ancrer dans le réel. Discerner les infimes variations du courant, tels mouvements subtils, à peine perceptibles, ou les ébauches tremblantes dont le jeu constitue la trame invisible de chaque rapport humain.(...)

vendredi 28 janvier 2011

2012 dès 2011

Les périodes électorales me passionnent. Alors quand 2012 s'invite dès 2011, je suis le plus heureux des hommes.
Quand, en plus, le calendrier nous offre des cantonales pour s'échauffer, se mettre un peu en jambes avant des Présidentielles qui seront, sans aucun doute, passionnantes, je grimpe aux rideaux. Mieux encore, le PS nous fait cadeau de Primaires que j'imagine, bien plus que délicieuses, jouissives.
Tout cela me va, comme un gant. Je suis un coq en pâte.
Les sondages, les débats, les statistiques, les petites phrases, les argumentaires, les postures, les gaffes, les techniques de com, les mauvaises fois et les émotions calculées... tout, vous dis-je, je prends tout. Avec délectation.
Même si je connais le scénario d'avance ( c'est là ) ça m'excite.
Observateur passionné, c'est un beau métier !

La bande dessinée

J'ai toujours aimé la bande dessinée même si les années passant, j'en lis moins que fut un temps.
L'alliage du texte et du dessin, ou plutôt du dessin et du texte, ça me parle.
Longtemps, la bande dessinée fut pour moi matière à se détendre et à se marrer avec les vignettes colorées de Lucky Luke, Astérix, Les Schtroumpfs. C'était aventure, la BD. Et épate, je suis un piètre dessinateur.
Plus tard, la BD adulte sut me séduire, m'apporter ce même dépaysement avec des intrigues, de l'imaginaire. Les Thorgal, XIII, Largo Winch, Blueberry furent d'agréables compagnons de route. Ainsi que des artistes moins connus comme Servais, Comès. La palme toutefois à Gotlieb, à ses rubriques à brac, à un humour qui m'a beaucoup apporté dans le style second degré.
La BD, plus que la littérature, tout du moins différemment, embarque facilement dans les pays des légendes, de l'imaginaire. Elle se prête bien aux temps obscurs, aux époques épaisses et se rapproche un peu du conte, je trouve.
Elle a toute sa place dans la grande famille des arts, ça c'est sûr.
En savoir plus : cliquez ici, direction Télérama !

jeudi 27 janvier 2011

La folie "républicaine"

Tel un tic de langage contagieux, le mot "républicain" a mis le turbo ces temps-ci.
Tout est républicain et pas seulement les vieux banquets radicaux ou les baptêmes laïcs. Mais aussi les galettes, les ententes et les solidarités, les sursauts, les convictions et les valeurs, les dignités et les indignations.
Jaloux de voir que la Démocratie s'était galvaudée avant lui, le mot Républicain a lancé le sprint. Il s'étale sur toutes les estrades, les écrans et les comptoirs. On lui met des couleurs, on le parfume, on l'encense. C'est l'étoile montante.
Et comme les temps sont à la nostalgie, quoi de plus fun que de sortir les vieilles stars ?
L'oxymore étant aussi de saison, on est tout près de s'inventer des monarchistes républicains.
La République serait en danger ou les grandes personnes s'amusent-elles à se faire peur ?
Certes quelques républicains se donnent des allures de monarques mais souvent ils répondent aux critiques contradictoires. Aussi, j'opte pour la seconde possibilité : Le peuple s'ennuie et s'invente des combats. Ça reste toujours un bon moyen de faire du surplace. Delacroix en toile de fond d'écran, il feint de suivre la Liberté et de participer à l'Histoire, galvanisé par sa dernière lecture à 3 balles qui lui fait croire qu'il est vivant parce qu'indigné.

Chômage, choix de société ?

Le chômage ne baisse pas, en France. Pas du tout. Pas vraiment.
Et je me faisais cette remarque hier en prenant connaissance de l'information : en même temps, qu'est-ce qui est réellement fait dans notre bon pays pour que le chômage diminue ?
Franchement, je ne vois pas.
A chaque scrutin, même rengaine : l'emploi, tout ça.
Certes, on entend régulièrement des annonces de mesures censées booster l'embauche, pardons, l'emploi.
Mais avez-vous remarqué ? Généralement, on n'en entend plus parler quelques mois plus tard.
Dans le même temps, on ne cesse d'entendre que le gouvernement supprime tant d'emplois dans le public.
Forcément, si on ne créé pas franchement d'un côté et que l'on supprime de l'autre, la balance continue de pencher dans le même sens. L'auto entreprise ? Paraît qu'elle aussi fait pchitt.
Tout cela pour dire quoi ?
Que gauche puis droite me donnent le sentiment de ne pas vraiment faire dans le créatif pour créer des emplois.
Et que l'idéologie en cours me semble juste bonne à conduire dans le mur encore et encore.
L'argument emploi, la plupart du temps, c'est augmenter le pouvoir d'achat pour consommer et relancer la croissance. La personne reste considérée comme un consommateur. C'est dommage. Mon petit doigt utopiste me dit que si l'argument emploi, on le voyait aussi sous l'angle de dignité des personnes, de projets de vie, de lien social, d'existence autre que la main tendue et la tête basse, la déprime, les médocs, etc, on commencerait à construire un pays qui a le moral.
En tout cas je vote pour. Et j'assume par avance les choix qui en découleraient !

Histoires de couples

C'est une conversation de bureau. Le collègue a dans les soixante ans, et je ne sais plus trop le pourquoi du comment, toujours est-il qu'on se met à évoquer le mariage, les couples, tout ça. En papotant, je prends conscience que madame et moi, qui sommes ensemble depuis deux décennies maintenant, sommes d'une certaine manière des brontosaures.
De fait, je me rends compte en faisant un bond de quelques années en arrière que pas mal de couples amis ne sont aujourd'hui plus les mêmes qu'à l'époque.
Je ne suis pas épaté par le phénomène, de fait, on le vit, mais par son importance : c'est assez impressionnant le nombre de potes qui sont aujourd'hui seuls ou qui ne sont plus avec les mêmes conjoints.
L'air de rien, ça en fait des chocs de vie, des adaptations, des changements.
Une nouvelle donne dans le quotidien.
Pour les personnes concernées, en premier lieu. Pour leurs enfants s'ils en ont. Pour leurs entourages. Des visages à oublier ou à voir autrement. Des personnes à découvrir et avec lesquelles construire des liens. Des mômes qui mettent du pluriel dans leurs vies, leurs maisons, leurs vacances. Des courses pour s'organiser. Des tensions parfois à gérer. Des bonheurs à espérer, à trouver, à construire.

mardi 25 janvier 2011

Précarité énergétique

Regardé l'autre soir à la télévision un documentaire sur la précarité énergétique.
Une formule dont j'entends causer et dont la réalité m'a fait froid dans le dos. Et dans le ventre.
Ce qui m'a le plus frappé, dans le reportage, c'est de noter comme nombre de gens paient chers aujourd'hui des choix faits il y a trente ou quarante ans.
Images saisissantes d'habitations, immeubles ou pavillons de lotissements, qui ont mal vieilli et qui n'ont pas été entretenus.
C'est cet "abandon" qui surprend. Comme si tout s'était arrêté à un moment donné, dans notre douce France.
Comme si, au quotidien, il fallait payer la note.
L'autre point saisissant, c'est ces vies qui se déroulent dans ces conditions sans qu'on voit comment pourraient faire les gens pour qu'il en aille autrement. Un côté écrasant, de grandes solitudes, des médicaments pour "encaisser" les conséquences si besoin, notamment lorsque les mômes déclenchent des allergies et de l'asthme.
9 millions de personnes en France, tout de même. La caméra faisant un tour en Angleterre, on apprend que là-bas, c'est pire encore.
En toile de fond, les questions de l'emploi, de la mobilité. En toile de fond, aussi, l'Europe et un service public (l'électricité) qui se "privatisent".
Encore. Toujours.

lundi 24 janvier 2011

L'accueil

Un article intéressant sur la fonction d'accueil à découvrir ici.
J'ai notamment relevé ceci :
(...) La « fonction d’accueil » ? C’est d’abord une disposition, une disponibilité, une attention à l’autre, une possibilité d’être à l’écoute, une capacité à être en lien avec l’autre. Cet autre qui d’ailleurs n’est pas uniquement le patient. C’est aussi le collègue, l’autre soignant, ce qui va permettre de rendre vivante une équipe, de constituer un « collectif ».
Mais cela peut être soi-même ! c’est à dire cet autre en soi, cet « étranger » de l’intérieur, qui va parfois nous jouer des tours, nous surprendre, nous pousser à faire des choses bizarres, qui vont nous faire dire « mais qu’est ce qui m’a pris ? »…. d’acheter ceci ou cela, un objet dont on a nul besoin. Ou encore d’avoir dit une parole qui « ne me ressemble pas ». Ou encore, « mais pourquoi me suis-je mis en colère comme ça ? ». Alors oui, être en capacité d’accueillir ce qui nous surprend.
La fonction d’accueil est aux antipodes de l’assistance. La fonction d’accueil est à la relation humaine, ce que l’assistance est aux assurances privées ! L’assistance, c’est ce plus qui vous est « offert » si vous pouvez vous payer une bonne assurance.
La fonction d’accueil, elle, est gratuite. C’est un état d’esprit à l’égard de l’autre, cet inconnu, cet étranger, mon frère en humanité. En cela elle rejoint l’hospitalité.(...)

dimanche 23 janvier 2011

Le temps élastique

C'est déjà demain, tout de suite la suite, ce genre de choses... Dans "l'occident" s'entend.
Avec l'arrivée de 2011, n'ayant pas la berlue, je me suis surpris à penser qu'en réalité, tout du moins sur le terrain de l'actualité française, et de son cortège de commentaires de toutes sortes, nous étions déjà en 2012.
Ils y pensent le matin en se rasant ou en se maquillant, les politicards et les suiveurs, jusqu'à pour certains médias avoir déjà rubriqué 2012. Au point qu'on ne sait plus trop qui fait le jeu. L'oeuf et la poule, ce couple "politique-journaliste", difficile de séparer le blanc du jaune.
Dans le même temps, un vieil homme nous catapulte autour des années 1945. Il se rappelle à notre souvenir fut-ce pour certains et même de plus en plus en convoquant une mémoire que nous n'avons pas. Il agite le landerneau, en tout cas. D'autres convoquent le futur, en font des films même, 2012 donc.
C'est une curieuse situation, qui obère un  peu trop à mon goût et sans coup férir le maintenant, le présent, le quotidien, ce qui ne manque pas de sel alors que partout et dans d'autres sphères, on nous bassine avec le temps présent, le moment, le maintenant.
D'autant plus curieuse, cette situation, que non loin de nous, des femmes et des hommes le secouent, ce maintenant. Comme on essaie de faire tomber de son piédestal ce demain affiché tellement protégé par quelques uns. Aujourd'hui, certains sont en fuite.

samedi 22 janvier 2011

Bons de rien

Un reportage sur La Poste, l'autre soir, à la télévision.
Il évoque tout autant la bascule du service public vers le service marchand que la suppression de postes qui ne dit pas son nom. Assurément un signe des temps, décliné à l'envi. Un air de déjà vu, donc, et cette sensation curieuse que tentation est grande de banaliser. De s'habituer. Ce qui, convenons-en, n'est pas très bon signe. Ce qui, convenons-en également, semble relever d'une forme de matraquage médiatique. A la longue, on pourrait y voir une stratégie, que les récentes annonces de suppressions de postes dans l'éducation nationale (couplées aux rapports qui ne cessent de s'amonceler sur les rythmes scolaires) ne manquent pas d'alimenter.
L'air de rien, au fil des temps, on s'habitue donc à ces reportages et à ces images qui font tout autant hurler les silences et que taire les discours.
C'est d'ailleurs souvent la caméra cachée qui prend le taureau par les cornes, qui nous dit je vais tout vous dévoiler sinon on ne s'en sortira pas. Cortège de notes de services tombées du camion, vies qui basculent, médocs, arrêts maladies, syndicalistes, petits directeurs main devant la caméra, grandes directions abonnées absentes...
Ce que l'on se toujours pleine face, du coup, par delà les images et les commentaires, c'est le sentiment d'un  humanité qui disparaît sous la pression d'un rouleau compresseur. Froid, le rouleau. L'homme, alors, semble devenir un frêle récif, une bien pâle embarcation, pour ne pas dire de la chair à canon.
Les guerres, lorsqu'elles empruntent au terrorisme, ont quelque chose d'indicible.
On ne sait pas, au juste, ce qui se détruit. On a du mal, du coup, à valider. Table rase, chaises vides, terre brûlée : on ne voit pas trop ce qui se construit. Sûrement même que notre petit doigt nous dit que justement, il ne se construit rien. Rien de bon.

La chanson du samedi


MELISMELL Aux Armes (radio edit)

vendredi 21 janvier 2011

Pousse de jasmin

Auteur Anonyme... transmis par mcb. Merci à eux.

Ce matin, première visite à l’école depuis une semaine, date de fermeture. La dizaine de panneaux en 6 X 3 qui nous accompagnaient sur les 23 km qui nous séparent de l’école ont disparu. Il reste les énormes portiques qui supportaient les portraits mais ils sont désormais aveugles ou mutilés et des lambeaux de visage tristement familier, volent au vent.

Tout le long du trajet, des carcasses calcinées de grosses cylindrées, quelques blindés qui encadrent les carrefours stratégiques La circulation est fluide et la police, qui rackettait quotidiennement les chauffeurs, a disparu.

A l’école, nous retrouvons les deux gardiens, fidèles au poste. Ils sont exaltés par les derniers événements et prennent la parole à tour de rôle : ils racontent en vrac, le clan Ben Ali en déroute, les miliciens arrêtés, les richesses insoupçonnées découvertes dans les maisons présidentielles dévastées et offertes au public chaque soir à la télévision. Les mots se bousculent ils veulent tout dire, tout raconter, ils sont fiers d’être tunisiens, fiers d’avoir accompli l’impensable. Ils s’étonnent de vivre dans un pays qui détient des richesses. Ils pensaient jusque là que la Tunisie, privée des ressources de ses deux voisins, était un pays pauvre, raison pour laquelle eux-mêmes ne possèdent rien et beaucoup de tunisiens vivent dans le dénuement le plus complet.

Ils savent depuis quelques jours qu’on leur a volé quelque chose qui leur revenait et s’étonnent que l’ancien président et sa famille aient accumulé autant de richesses. Mohamed me traduit un proverbe arabe : lorsque celui qui a faim tombe dans un plat de semoule, il doit veiller à ne pas tout manger, car il tomberait malade ! Ils ne comprennent pas les tonnes d’or, les milliards de dollars, les bijoux, les voitures, ce luxe grossier. Pour quoi faire ? Qui peut comprendre en effet, cette indigestion permanente ?

Curieusement, ils parlent à peine des libertés condamnées, des mots interdits, de la vie censurée. Jusqu’à peu, ce n’était pas l’essentiel.

Mais ils avaient tous les deux ce matin dans les yeux, l’éclat des matins purs et dans la main, une petite pousse de jasmin.

Ecouter la Tunisie

Les tunisiens entament un deuil national de trois jours "
en mémoire des victimes" de la révolution "du jasmin".
A écouter ce vendredi, sur radio France :
Edition spéciale Tunisie sur France Inter, de 7h à 10h, en direct de Tunis.
Avec dans l’émission Comme on nous parle de Pascale Clark,
Zied El Hani,journaliste, blogueur
Hamadi Kalouicha, militant, cyberdissident
Lina Ben Mhenni, blogueuse
et en présence de Bernard Guetta, éditorialiste à France Inter.
Invités, reportages, analyses, décryptage des répercussions dans le monde arabe...

Sur France Culture : 24h en Tunisie
Antenne spéciale en continu avec les Tunisiens
vendredi 21 janvier 2011 à partir de 6h
Ecouter et entendre, apprendre et comprendre, voir et regarder la Tunisie d’aujourd’hui et de demain sur France Culture et franceculture.com

Et un grand merci à mon ami Alain qui m’a envoyé le lien vers cette vidéo de
Sana Souissi chanteuse tunisienne orientale.

mercredi 19 janvier 2011

Mentir

Un des trucs que je déplore le plus, notamment sur les lieux professionnels, c'est le mensonge. Ou les petits arrangements avec la vérité. Impressionnant comme nombre de gens y ont recours. Cela ne manque pas de me fasciner dans des relations dites "adultes". J'en pige jamais vraiment les ressorts.
Je me dis que ceux qui mentent doivent sacrément être malheureux pour en arriver là.
Parfois, je me dis aussi que ceux qui mentent sont tellement enrubannés dans leur machin chose qu'ils ne s'en rendent parfois même plus compte, qu'ils mentent.
Quelques éléments d'éclairage, dénichés ici :
- Il est une perception décalée de la réalité. Le mensonge est un moyen de communication comme un autre, un discours à un autre degré. Lorsque le dialogue ne peut se faire au premier degré, c’est à dire en relatant un fait par une réalité et vérité communes à tous, il est déplacé vers un autre moyen d’expression. - Le mensonge est une projection de soi au travers d’un dire, une forme codée d’expression de l’inconscient au même titre que le lapsus. Il est l’expression d’un manque.
- Le mensonge n’est pas la négation d’une vérité mais l’expression de nombreuses réalités propres à soi. Il faut aller au-delà des mots, au-delà du sens premier. Le mensonge n’existe que parce qu’il y a des gens qui sont prêts à croire au mensonge, à transformer ce qui est mensonge en réalité.

mardi 18 janvier 2011

Les mots pour le dire

Dans la série reçu par mail, ces jolies définitions. Je ne connais pas la source ;-)

Autobus : Véhicule qui roule deux fois plus vite quand on court après que quand on est assis dedans.
Taser : Instrument utilisé afin de mieux faire passer le courant entre la police et la jeunesse.
Horloge murale : Seul objet impossible à voler dans une administration tellement les fonctionnaires ont les yeux rivés dessus.
Mozart : Célèbre compositeur que l’on écoute le plus souvent dans les pizzerias car on sent bien que mozzarella.
La beauté intérieure : Concept inventé par les moches pour pouvoir se reproduire.
Sudoku : Qui a le Sudoku a le nord en face.
Porte-clefs : Invention très pratique qui permet de perdre toutes ses clefs d’un coup au lieu de les perdre une par une.
Cellulite : Couche graisseuse qui enveloppe souvent les femmes, mais emballe rarement les hommes…
Masochisme : Concept proche de la politesse – frapper avant d’entrer
Etat : Système mafieux le mieux organisé de tous les temps
Match de l’équipe de France : Seul match de foot qui passe sur la chaine “comédie”
Cravate : Accessoire servant à indiquer la direction du cerveau de l’homme
Carla Bruni : Blanche-neige moderne ayant eu une préférence pour un des sept nains : Grincheux
Maison Blanche : Actuellement Barack noire
Le coiffeur : Seul endroit où les Bleus peuvent espérer une coupe
Voiture : Invention ingénieuse, permettant de contenir 110 chevaux dans le moteur et un âne au volant

Mauvaise école

Je pensais à l'école, l'autre jour.
Au démantèlement de l'école de la République.
Je me disais, en fait, la logique derrière tout ça, c'est quoi ?
On nous parle de gestion de la dette publique, de "faire des économies". On ne remplace pas les enseignants. Du coup, les effectifs "par classes" augmentent. Du coup, un mouvement s'amorce paraît-il : les inscriptions dans le privé augmentent.
Est-ce à dire que c'est ça, derrière, la logique qui prédomine ?
Privatiser, sans le dire.
Le "coût" de cette manière de faire est en attendant bien lourd. Les gamins morflent dans les classes bondées. Les enseignants et les communautés éducatives morflent, lâchés dans le bourbier. Les parents morflent.
Pouah.

lundi 17 janvier 2011

Une pensée du matin

Il y a deux sortes de clés : celles qui ferment les portes et celles qui ouvrent les portes.
On cherche souvent les secondes sans (sa)voir qu'on utilise la plupart du temps les premières.

samedi 15 janvier 2011

L'arbre mieux que la friche

Il était dit que la vie gagnerait quand même, qu'il continuerait à bâtir, à semer, à inspirer les générations futures.
A bientôt 80 ans, les genous en compote, l'embonpoint éprouvant, les bras moins costauds, il avait fini par se rendre à l'évidence. C'était un crève-coeur : il devait moins en faire. L'accepter. Cultiver son jardin, mais en réduire le périmètre.
Pendant quelques années, il avait évité de laisser s'infiltrer en lui cette perspective, bien que la sachant inéluctable. Il l'avait défiée, refusée, refoulée, suant tant et plus. Mais les éponges finissent par dégorger.
Cet été là fut pour lui le printemps de trop et dés l'automne, bien avant l'hiver, il décida que cette fois, il pourrait moins. Il en accepta l'augure. Alors il fit des plans et décida. De planter des arbres. Fruitiers, les arbres. Deux pommiers, un mirabellier, un cerisier et un poirier allaient rejoindre la famille, en assurer la pérennité, en perpétuer l'âme. Le jardin ferait une allée de moins.
Il n'y aurait pas friches. Il n'y aurait pas abandon. Il  y aurait autre chose. Et promesses à venir.
Il faut planter pour récolter. Toujours. Même tard.

(c) : source de l'image Photos libres.

vendredi 14 janvier 2011

Un petit vrac

Il y a des gens, dans la vie professionnelle, il faut prendre le temps pour comprendre ce qui au juste les anime. Lorsqu'ils sont trop différents de vous, c'est carrément difficile de parvenir à intégrer des données, des ressorts, des paroles, des comportements qui sont pour certains aux antipodes des vôtres. A la fois, l'exercice est passionnant : expérience de la différence. Ce n'est pas rien d'accepter cette différence. On se rend régulièrement compte qu'elle ne coule pas de source. J'imagine sans peine comme à grande échelle, cela peut causer des dégâts considérables.
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Ce qui se passe en Tunisie, je ne sais s'il faut s'en réjouir ou s'en inquiéter. Dés qu'il y a violence(s), je ne vois pas cela d'un bon oeil. Mais les peuples baillonnés, ça me file les jetons. Cornélien. Je note qu'en ce début d'année 2011, l'Afrique est au coeur de l'actualité internationale. Sûrement le signe de quelque chose.
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Cet octogénaire le dit sans ambage : je m'inquiète pour mon fils. Je ne comprends pas tout. Ca me dépasse. Il s'en explique. Je me dis l'écoutant : fais-lui confiance, et tu t'inquiéteras moins. Il ne m'en faut pas plus pour méditer là-dessus faire le lien entre inquiétude et confiance. Ce "et" a l'air d'un rubicon trop souvent franchi. La crise actuelle me semble résider dans cette absence de confiance. Mon petit doigt me souffle que c'est d'abord la confiance en soi qui fait défaut et qui ruisselle, irrigue, innonde, déborde. Là que le bât blesse. Là que doit démarrer la restauration. Pas rien.
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Ce que nous ne trouvons plus, du côté de nos politiques, peut-être est-ce l'effet de la surmédiatisation (ce qui expliquerait aussi ce curieux effet des sondages où les absents, les taiseux, les loins ont de meilleurs scores que les causants, les présents, voire les omniprésents), c'est une personne qui incarnerait de l'espoir, de l'envie, une vision. A partir de là, le rêve et l'espérance sont en berne. Ce charisme, ça ne s'invente pas.
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Lionel Messi a eu le ballon d'or. Pour la deuxième année de suite. Il fait le bonheur de Barcelone tout au long de l'année. Il vit en Espagne depuis son adolescence. Il est pourtant des espagnols qui ont beuglé, ils auraient préféré que le titre soit decerné à l'un de leurs compatriotes. Au nom d'une "règle" qui voulait jusqu'à présent que le ballon d'or les années de coupe du monde soit forcément confié à un champion du monde. L'unanimité, par les temps qui courent, est bien difficile à obtenir. La majorité trop souvent décriée. C'est pourtant un fondement démocratique, non ?

Le chanteur

jeudi 13 janvier 2011

D'abord le travail

Bien aimé le service après vente d'Omar et Fred sur Canal + l'autre soir.
Ils disaient en gros ceci :
- Y'a un débat sur les 35 heures actuellement ?
- Oui, tout à fait !
- C'est un peu couillon. Dans temps de travail, il y a travail.
- Tout à fait !
- Peut-être qu'il faudrait s'attaquer au chômage avant de débattre de la durée du temps de travail ?
 - Oui, en France, il n'y a pas de boulot...
Le simplisme, parfois...

mercredi 12 janvier 2011

La communication

Ce que j'aime dans la communication telle que je la pratique au quotidien dans mon métier et au-delà, c'est que toujours il faut remettre l'ouvrage sur le métier.
J'aime par exemple quand le message ne passe pas ! Parce que cela m'invite à progresser. A m'interroger. A trouver pourquoi il n'est pas passé. Et à essayer qu'il passe, la fois d'après. A mieux bosser le contenu, le contenant, valeur en bandoulière.

Un roman "fleuve"

Il arrive qu'on rencontre un écrivain et alors c'est magnifique.
A mesure que passent les années, et au sortir des Clavel, Zola et autres Djian, Bukowski, Vargas, Mankell, la magie continue d'opérer.
Dernièrement, il y a eu Régis Jauffret.
Un écrivain, c'est une langue, c'est un pays, c'est un univers.
En voici un nouveau, une nouvelle plutôt : Maylis de Kerangal.
Son ouvrage, c'est Naissance d'un Pont.
Je viens de terminer la lecture et je me sens abandonné tellement la langue m'a promené dans des pays et des univers.
Naissance d'un Pont, c'est une étrange aventure. Qui s'appuie sur un chantier de béton pour nous narrer des femmes, des hommes, des villes, des civilisations, des accidents, des rencontres, des violences, des rêves, des échecs. Narrer l'importance de l'eau, aussi. Du fleuve, en l'occurrence.
Et puis le pont, bien sûr. Qui se construit sur l'air de l'exploit technologique. Avec des hommes qui gesticulent et qui unissent leurs talents et leurs colères. Le pont qui relie, autant qu'il clivage.
Foisonnant.

Le plafond du sentiment

Depuis quelques temps, il enfilait les déceptions comme on enfile des perles. Même geste, même mouvement. Il s'emmerdait à le faire tout autant que ça l'emmerdait de le faire. Chaque perle devait être la dernière. Il le souhaitait, l'espérait, le programmait.
Pourtant. Comme un shadock pompant, le collier s'allongeait, s'allongeait, s'allongeait.
De déceptions en déceptions, il en venait, inévitablement, à courber un peu l'échine. Un peu seulement. Habitué à tout triturer de ce qui ne se malaxe que de façon abstraite, il continuait à le faire, jour et nuit. Torture mentale aux yeux de certains, cet exercice était pour lui, méditation, devoir et nécessité absolue, cohérence et altruisme, chemin de croix et élévation.
A labourer sans relâche, on triomphe sans doute. Et, toujours, la persévérance désintéressée est récompensée.
Bien entendu, les autres ne s'étaient pas ligués pour le décevoir. Tout cela n'était que lucidité concentrée de sa part. Avait-il trop attendu ? Avait-il sur-estimé ? S'était-il sous-estimé ? Une conjonction de planètes ou d'éclairages nouveaux lui faisait prendre conscience d'une vérité, qu'il savait désormais, amèrement, incontournable.
Son humilité naturelle souffrait de la découverte jusque dans sa chair. Les symptômes psycho-somatiques assaillaient ses organes et ses combats de volonté n'en venaient pas à bout facilement. Tous ses outils, et ils étaient nombreux, ne suffisaient plus. Il lui fallait en trouver d'autres. Apprendre, apprendre toujours. C'était son credo. L'occasion lui en était offerte encore.
Accepter et repartir.
Accepter que ces êtres appréciés, aimés, adulés parfois, soient limités. Limités par le plafond du sentiment.
Il l'avait perçu chez lui en son temps, ce plafond frustant et limitant. Mais, il l'avait percé sans scrupules. C'était vital. Et ce fut explosif, vivifiant, divin.
Bâton de pélerin en tête, il se mit à vouloir rendre gigantesque, et pourquoi pas universelle, la confrèrie des perçeurs de plafonds.
Non, non et non ! Il lui fallait se rendre à l'évidence, les plus nombreux de ses frères d'humanité défendaient leur plafond.
Le combat que d'autres ambitieux avait perdu avant lui valait la peine d'être mené, mais son issue s'avéra sans surprise.

Il posa son bâton, déposa les armes et referma sa porte... jusqu'à la prochaine fois.

mardi 11 janvier 2011

Magique musique


Cette merveille m'a été transmise par une mienne connaissance. Je n'ai malheureusement pas la source de l'oeuvre. Sinon, c'est avec plaisir que je l'aurais mentionnée :)

Le coup de j'arnaque

Alors ça, ça m'énerve ! C'est futile, certes, mais ça m'énerve !
Alors je m'indigne ;-)
Le 19 juin dernier, je décidais de définitivement boycotter le quotidien sportif. C'était lendemain de sinistre farce en Afrique du Sud. Le journal titrait en Une sur une insulte.
L'éducateur que je suis n'avait pas aimé ce "gros mot" ainsi affiché aux regards. Le journaliste que je suis savait qu'il eut été possible de titrer autrement.
Depuis, je tenais bon. Facilement, même. Heureux finalement de l'économie réalisée. 
Ce mardi, pourtant, je me suis retrouvé à acheter L'Equipe. Parce que je souhaitais acquérir, lendemain de remise du ballon d'or explique, France Football.
L'astuce commerciale a été la suivante : L'Equipe et France Foot, qui font partie du même groupe de presse, étaient en vente en même temps. Pas le choix. C'était l'ensemble pour 3 € ou rien.
J'ai pourtant demandé au buraliste de n'acheter que France Foot. Ne pouvait pas : France Foot était sans code barre. Bien manigancé, cette affaire. Et malin : France Foot est un hebdomadaire qui paraît le mardi. Il est donc imprimé le lundi. La remise officielle du ballon d'or avait lieu lundi soir. France Foot n'avait donc aucune possibilité d'évoquer son propre trophée. En s'en remettant à L'équipe, France Foot limite donc la casse et réussit à ne pas se désorganiser. C'est en bout de course le consommateur qui assume la situation. Au passage, le groupe se met quelques sous dans la poche. Des gens comme moi dépensent en effet 80 centimes de plus.
Décidément, que je n'aime pas ces procédés, cette marche forcée, ce système qui fait qu'on se retrouve à acheter plus cher des trucs qu'on a n'a pas demandé.
Bien sûr, j'aurais pu ne pas acheter...
Cornélien, tout cela !
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